Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
En prélude au programme de relocalisation des refugiés ivoiriens du camp d’Eagles d’Elubo vers la prison de la vieille ville d’Ankaful, une localité de la région centrale, près de 200 refugiés ivoiriens ont déserté leur base pour se loger certains en ville et d’autres dans le camp d’Ampain.
A en croire nos confrères de la presse Graphic Ghana, les refugiés auraient été mal informé et ils ont cru qu’ils seraient emprisonnés une fois arrivée à Ankaful. Mais pour le Bureau Ghanéen des Refugiés (BGR), ce déménagement d’Elubo, une localité qui est proche de la frontière ivoirienne, s’explique officiellement par des raisons de la préservation de la paix intérieure au Ghana mais aussi surtout pour renforcer la sécurité des refugiés eux même qui se voient infiltrer de temps en temps par des intrus.
Le camp d’Elubo s’est un peu dépeuplé de ses habitants ces derniers jours-ci. En effet pour des raisons de communication, les refugiés ivoiriens ont mis les responsables du camp devant un fait accompli et ce à quelques jours de leur transfert vers le site de la prison d’Ankaful.
En vue de faire constater les installations sur le site d’Ankaful par les refugiés, les autorités du GRB ont conduit certains délégués sur les lieux pour inspection. De là, il leur a été confirmé que le lieu est désormais prêt pour accueillir tous les occupants du camp d’Elubo. Mais ironie du sort, à leur retour l’information a pris une autre allure.
La majorité a cru que peut-être que le voyage vers la prison Ankaful serait synonyme de leur emprisonnement. Et comme conséquence logique de ce quiproquo, une partie des refugiés a plié bagages pour d’autres cieux à l’intérieur du Ghana.
De la désertion du camp avant le transfert, le GBR affirme que c’est parce que les refugiés avaient informé qu’ils seraient relocalisés dans un endroit plus sécurisé dans la région centrale du pays. Mais cette version est un peu nuancée par celle de l’organisation chargée des secours (NADMO) qui elle révèle que les refugiés n’avaient été pas informés de leur relocalisation à Ankaful afin de se préparer psychologiquement.
De plus elle ajoute pour une telle opération, les responsables devraient confier ce transfert à la sécurité nationale pour une bonne faisabilité.
Interrogé sur le pourquoi de la désertion du camp, Moses Ransford Ninson, le Commandement de la Police régionale de l'ouest a déclaré que la Police devrait être tenue préalablement au courant de cette affaire. Et Ransford Ninson de préciser que le rôle de la Police est d'assurer la sécurité des refugiés et non celui de restreindre leur libre mouvement. Il a promis que ses agents vont œuvrer de telle sorte à reconduire les refugiés au camp.
A ce jour, les refugiés ivoiriens enregistrés par le HCR, représentent le plus gros contingent de l’effectif des refugiés vivant au Ghana. Les nouvelles autorités ivoiriennes avaient appelé leurs concitoyens à rentrer au bercail, mais ces derniers hésitent toujours et posent certains préalables mais surtout le problème de leur sécurité en Côte d’Ivoire.
Mensah,KOACI.COM ACCRA
Source: http://www.koaci.com