Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
(Ça suffit comme ça !), c’est sous cette appellation que se déclineront désormais les activités de la société civile gabonaise. Le mouvement a été lancé ce matin à la faveur d’une conférence de presse organisée par les syndicats, les organisations non gouvernementales et les associations. Tous se mobilisent pour faire pression sur le gouvernement en vue d’obtenir la refonte des institutions du pays. La société civile plus que jamais engagée dans cette croisade qui a montré les limites des initiatives politiques se dit prête à aller jusqu’au bout de sa logique quitte à empêcher la tenue des législatives prochaines si ses préalables ne sont pas pris en compte par le pouvoir.
Au nombre de ces préalables qui rejoignent les préoccupations de la classe politique de l’opposition ; la société civile demande grosso modo les conditions d’une organisation transparente du scrutin partant de la reforme de la cour constitutionnelle, du conseil national de la communication, de la commission électorale autonome et permanente, de la mise à plat du fichier électoral en tenant compte des données biométriques , du redécoupage électoral , jusqu’à l’implication de la société civile dans ces opérations . Elle exige d’être au début et à la fin du processus électoral.
Pour Marc Ona de l’Ong Breinforest « si rien n’est fait dans ce sens, il n’y aura pas d’élection au gabon cette fin d’année »
Interrogés sur leur moyen d’action, les membres de la société civile sont clair « notre engagement est la hauteur des moyens dont nous disposons pour faire échec à toutes les manigances du pouvoir , nous n’allons pas vous dévoiler nos stratégies , nous ferons entendre bientôt la voix du peuple gabonais en difficulté sous ce régime ,comme un peu partout en Afrique » déclare , Dieudonné Milama président de l’observatoire national de la démocratie .
On rappelle que c’est la deuxième sortie du genre pour la société civile gabonaise qui entend se démarquer des partis politiques, elle se définit comme la voix des sans voix loin d’être instrumentalisée comme le prétendent leurs détracteurs. Allusion faite à la récente déclaration de l’honorable Alain claude Bilié Bi Nzié, porte parole de la majorité républicaine pour l’émergence , qui s’était vertement prononcé contre les actions de la société civile et de certains partis de l’opposition (ARC) qui demande un referendum sur la biométrie avant les législatives .
Alain Mangouadi de la convention des syndicats de l’éducation ou Georges Mpaga de l’association des organisations libres de la société civile, la récréation est terminée. « On a voulu donner une chance au pouvoir pour soigner son image, il n’a pas voulu nous comprendre ; mais nous allons passer à la vitesse supérieure »
Quoiqu’il en soit c’est un mauvais présage pour la météo politique du gabon .Les députés de l’opposition sont aussi menaçants que la société civile, dans une déclaration commune lue ce matin à l’assemblée nationale, ils réfutent l’idée d’aller aux élections sans la biométrie et voient dans l’attitude du pouvoir, l’intention d’organiser une mascarade source de tensions sociales. « Et là, ils auront une bonne raison de justifier le fiasco de la coupe d’afrique des nations 2012 en accusant l’opposition de trouble à l’ordre public, nous les voyons venir »
Lance un membre de la société civile dans la salle. C’est vrai que l’obstination du pouvoir à tenir le pari de la Can en même temps que celui des élections dans une organisation déjà décriée , qui court jusqu’à fin Novembre donc moins d’un mos avant la compétition commence à créer des doutes au sein de l’opinion publique qui constate qu’au delà des déclarations de bonnes intentions rien avance en réalité sur le terrain.
Papy, KOACI LIBREVILLE
Source: http://www.koaci.com