Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Dans la compétition des demandeurs d’argent à l’occident, la Guinée et la Côte d’Ivoire se livrent à une bataille diplomatique sans précédent.
Deux pays voisins, dans le besoin et deux nouveaux présidents nouvellement élus dans des conditions difficiles et controversées qui tentent de réaliser leurs promesses électorales en empruntant à l'extérieur. L'Ivoirien Ouattara a déjà annoncé la couleur, 12 000 milliards de Fcfa à emprunter et une protection militaire du pays demandéé aux contribuables français.
C’est dans ce contexte de lobby que s’affrontent diplomatiquement Condé et Ouattara par ailleurs invités à titre exceptionnel avec Issoufou le Nigérien par Sarkozy au sommet du G8 à Deauville qui s’est clos ce vendredi.
Selon nos informations émanant de sources diplomatiques françaises concordantes, Alpha Condé et Alassane Ouattara se seraient, malgré le protocole contextuel, "ignorés" tout le sommet durant. Un malaise entre les deux président qui déjà‡ s’était ressenti lors de l’investiture à Yamoussoukro le 21 mai dernier. Alpha Condé n’ayant pas supporté l’accueil réservé par le camp Ouattara et les connivences ouvertement affichées avec Cellou Dalein Diallo et Sydia Touré, opposants du président guinéen.
A Deauville, selon un proche collaborateur du président guinéen joint ce samedi par l'équipe de Koaci et qui confirme les informations de "froid", Alpha Condé se serait senti un peu seul et aurait mal supporté la préférence libérale ouvertement affichée de Sarkozy envers Ouattara. Sans nous donner plus de détails à cette heure, toujours selon la même source, certains proches de Ouattara auraient usé de ´†coup bas lors du sommet. Un délit d’orgueil qui se manifeste sourdement depuis la chute de Laurent Gbagbo. Rappelons la proximité politique et d'amitié historique entre ce dernier et Condé. Nous apprenons que les deux camps se sont ouvertement ignorés lors du sommet.
La compétition de l’argent entre la Guinée et la Côte d’Ivoire se joue dans un contexte d’urgence et de stabilité politique. Ouattara mise sur la France pour annihiler la spirale inquiétante d’un pays toujours dans l’incertitude sécuritaire et économique et Condé pour embrayer un développement jamais entamé en Guinée. Deux contextes différents mais deux finalités convergentes, il arrive parfois que la quête de l’argent divise plus qu’elle ne réconcilie.
Amy, Koaci.com Abidjan
Source: http://www.koaci.com