Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Il fait très chaud à Dakar. Conséquence : les jeunes écoliers qui ont fini de faire les compositions commencent à envahir les plages de Dakar. Reportage. La chaleur est horrible à Dakar :c’est une forte canicule qui se dégage,sans compter les délestages. Ne pouvant pas supporter, jeunes écoliers commencent à se diriger ves la plage. Nous sommes au centre aéré de la Bceao ;une plage qui se situe à yoff non loin du cimetière.
Nous avons trouvé une grande ambiance sur les lieux ; les jeunes écoliers se baignent. De l’autre côté nous apercevons des européens sous les tentes. « Je suis à Dakar depuis quinze jours.Je suis venue seule et je compte rester un mois « nous indique une française avec le sourire aux lèvres.
Elle connaît bien la plage ;puisque c’est la troisième fois qu’elle vient à Dakar. « J’aime bien cet endroit,car j’adore le soleil » dit-elle. Avant d’ajouter : « l’endroit est idéal .Seulement,les jeunes envahissent la plage dans l’aprés midi. Certains viennent pour draguer.Alors que moi,je connais bien l’Afrique » déclare t-elle avec un petit sourire. « Je préfère cette plage parce qu’elle n’est pas payante » indique une jeune écolière qui vient de prendre congé de ses études.
« J’ai fini mes compositions de deuxième semestre.Je suis en classe de seconde et je pense avoir la moyenne pour aller en première « dit-elle avec assurance. Pendant que les uns se baignent dans la plage, d’autres jeunes se préoccupent de leur chanvre indien. Assis sous une case, les jeunes tentent de cacher leur chanvre,dés que notre micro a été aperçu. « Salut les gars » indique votre serviteur.
« Boy niou dem » lance un jeune âgé certainement de 20 ans pas plus, un mot wolof qui signifie partons en français.
On se dirige vers les secours pour avoir leur avis.
Beus secouriste
« Nous travaillons avec peine »
Nous passons ici les vacances pour surveiller la plage.
Nous entrons régulièrement dans la plage pour interdire les jeunes de fréquenter les zones dangereuses. Chaque année,nous dénombrons des morts ici ;mais les jeunes continuent de fréquenter les zones interdites. En retour,nous gagnons rien du tout. La marie qui doit nous prendre en charge ne respecte pas jusqu’ici ses engagements vis à vis de nous. Nous sommes tous des pères de famille.
Fatim Fall Vendeuse
« je gagne beaucoup durant les vacances ».
Moi, je suis mariée et mère de deux enfants. Je suis ici tous les jours pour vendre des jus,des sandwichs, des poissions. Rien ne manque avec moi. Je commence la plage à partir du mois de juin ; je m’installe le matin à partir de 11 heures pour retourner chez moi ’à 19 h. D’habitude,je vendais au delà de cette heure ;mais depuis deux ans les gendarmes font des rondes pour interpeller les fumeurs de chanvre ou les prostituées.
Malickou Ndiaye, Koaci Dakar
Source: http://www.koaci.com