Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
On reproche tellement de choses à Gbagbo et à ses hommes au point de ne pas voir les exactions commises depuis le début du conflit armé par les hommes d’ Allassane Ouatara. Après le flou autour des centaines de morts découvertes dans l’Ouest du pays où règnent les forces pro-Ouattara, le doute quant à leurs forfaits se dissipe de plus en plus avec les images de l’arrestation de Gbagbo et surtout la mort Désiré Tagro, ex-ministre de l’Intérieur et proche de l’ancien président ivoirien Laurent Gbagbo. L’intéressé est décédé des suites des blessures occasionnées par les coups reçus de la part des hommes d Ouattara. Plus chanceux si l’on peut ainsi dire Blé Goudé, un autre proche de Gbagbo et ministre du gouvernement contesté se retrouve quant à lui dans le coma depuis ce mardi.
Face à ces situations qui s’ajoutent aux images de corps sans vie découverts aux alentours de la résidence de Gbago après l’intervention des forces pro Ouattara, des violences subies par Michel le fils de Gbagbo et Simone sa femme, un vent de violent souffle désormais sur le pouvoir qu’a pris finalement Ouattara. Et à l’heure du bilan, face au juge devant lequel Ouattara compte envoyer Gbagbo, le point doit être fait et les responsabilités clairement situées. Ouattara par les actes qu’ont posé et que continuent de poser ses hommes n’est plus blanc comme neige. C’est d’ailleurs cette crainte de devoir aussi répondre qui justifie à ne point douter la campagne pour la réconciliation nationale qu’a lancée Ouattara ce lundi soir, initiative approuvée par le médiateur de la crise ivoirienne le burkinabè Blaise Compaoré. Aux dernières nouvelles, dans la soirée, Farhan Haq, un porte-parole des Nations unies à New York, a affirmé que Laurent Gbagbo a été emmené hors d’Abidjan, sans révéler où l’ancien président ivoirien avait été conduit.
Gbagbo, tombé lundi aux mains des partisans de son rival Alassane Ouattara, avait été conduit au QG de ce dernier, l’hôtel du Golf, mais il n’y est plus, a précisé le porte-parole. Selon des responsables de l’Onu, Laurent Gbagbo devait être transféré dans le nord du pays, bastion d’Alassane Ouattara. Comment et pourquoi ce transfert dans le nord du pays ? Telles sont les questions qui brûlent toutes les lèvres depuis ce mardi soir.
Source: http://www.latribunedelacapitale.com