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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Entretien avec Pierre Djédji Amondji, Gouverneur du District d'Abidjan: «Le cinquantenaire sera la célébration de la victoire de Laurent Gbagbo»

pierre_djedji_amondji_gouverneur.jpgEn marge des festivités prévues au niveau national dans le cadre du cinquantenaire de la côte d’Ivoire, le District d’Abidjan est à pieds d’œuvre pour marquer un grand coup. Dans cet entretien, le Gouverneur du District, Djédji Amondji, lève un coin de voile sur l’évènement.
M. le Gouverneur, le 7 août 2010, la Côte d’Ivoire aura 50 ans d’indépendance et le Président Laurent Gbagbo annonce des festivités spéciales. Le District également prévoit une cérémonie spéciale. Qu’en est-il exactement ?

Comprenez que lorsqu’on parle de 50 ans dans la vie d’un individu, c’est très important. Il faut prendre cela avec beaucoup de religiosité.  Et si le président de la République a décidé de célébrer les 50 ans de la Côte d’Ivoire – pour un Etat ce n’est peut-être pas assez – mais pour nous qui avons vécu dans ce pays pendant 50 ans, qui avons vu toutes les péripéties, cela est très important. Dans les livres saints, il y a des périodes qui reviennent de façon cyclique et ces périodes ont toujours été fêtées. Le chiffre 50 en fait partie. Le cinquantenaire, le centenaire, etc. sont des périodes qui sont généralement fêtées dans la vie d’un individu ou d’une nation. Donc, le président de la République en décidant de magnifier la Côte d’Ivoire pour ce cinquantenaire a vu juste parce qu’il ne verra plus le deuxième cinquantenaire, tout comme nombreux Ivoiriens d’ailleurs. Et le District qui aime aussi les bonnes choses a décidé (il y a quatre mois) lors de l’une de ses sessions de fêter notre cinquantenaire. De le fêter avec beaucoup de faste et d’éclat. Et cela dans la même mouvance et la même vision que le chef de l’Etat.

Quel bilan faites-vous de ces cinquante années qui ont suivi l’indépendance de la Côte d’Ivoire ? Satisfaisant ou pas ?

Avant l’accession à la souveraineté internationale, il faut reconnaître que les Ivoiriens ont lutté bec et ongle.  Mais après l’avoir acquise, nous nous sommes mis à nouveau sous servitude de l’ancien colonisateur. Ce qui a naturellement perturbé notre marche en avant.  On a dit qu’en 1960-1963, nous étions sur le même pied d’égalité que la Corée du sud. Cette dernière est aujourd’hui une puissance mondiale. Le président Affi disait à l’instant (Ndr : samedi 21 novembre à Yamoussoukro) que la Tunisie et nous étions à égalité mais aujourd’hui, ce pays africain est loin devant. C’est tout simplement parce que nous avons axé notre développement sur l’économie assujettie.  Notre économie dépendait du bon-vouloir de la France qui dictait notre développement selon ses propres intérêts et non ceux de la Côte d’Ivoire. Cela nous beaucoup retardés.  Bien entendu, sur le plan de l’agriculture nous occupons la première place dans certains domaines mais nous ne sommes toujours pas en mesure de faire de la transformation locale. Nous vendons nos produits bruts à l’extérieur, ce qui est un manque à gagner. La plus-value ne nous revient pas.  Aujourd’hui, si nous transformons nos produits en investissant dans les manufactures, nous allons gagner davantage. Grâce à l’industrialisation nous pourrons discuter d’égal à égal avec l’extérieur. Le bilan est donc mitigé : on a développé une agriculture qui malheureusement est tourné exclusivement vers l’extérieur. Sur le plan de la formation, nous devons aujourd’hui être fiers. La politique d’alors nous a permis d’avoir de nombreux intellectuels. Aujourd’hui, les cadres Ivoiriens rivalisent avec ceux du monde entier. Ils sont sollicités et enviés de l’extérieur. Mais cela ne suffit pas, en 1990 on a demandé de créer beaucoup d’universités ; on nous a pris pour des rêveurs mais aujourd’hui c’est notre politique qu’on suit.   Aujourd’hui, l’université est surpeuplée. Donc dans ce domaine de l’éducation également le bilan est mitigé.  Dans maints domaines, le bilan est mitigé et nous disons que la Côte d’Ivoire peut faire mieux que cela. Le résultat devrait être à croissance exponentielle très élevée. Nous devons quitter le développement à croissance arithmétique.

Toujours au niveau des perspectives, quelles sont les erreurs  dans lesquelles la Côte d’Ivoire ne doit plus tomber ?

Pour ne plus revenir sur les erreurs passées, il faut que nous nous assumions en tant qu’Etat indépendant : que nous soyons totalement souverains, que nous dépendons de nous-mêmes, que notre politique dépende de nous-mêmes. Nos grandes orientations par nous-mêmes. Que notre agriculture cesse d’être une agriculture d’exportation et que nous créons des industries. Que des Ivoiriens, soient encouragés à créer des entreprises. Lorsqu’on a une vision on peut atteindre tous ces résultats.

Qu’est-ce qui est prévu au niveau pratique pour ces festivités qu’organise le District d’Abidjan ?

Il y a le comité national présidé par l’Ambassadeur Pierre Kipré mais au niveau du District nous avons pris aussi le taureau par les cornes. Nous avons fait un séminaire présidé par moi-même à Bassam. Mais ce que nous allons faire nécessite des moyens et nous sommes en train de nous en doter.  Au cours du séminaire nous avons arrêté un budget qui sera pris en compte dans le budget global du District.  Alors, il est prévu un carnaval, des colloques, des conférences, des expositions de peintures, des concours de musiques. Tous ceux qui sont nés le 7 août 1960 seront à l’honneur lors de ces festivités. Ils seront le symbole humain de la Côte d’Ivoire qui est née et qui a grandi. Nous allons revenir sur les carnavals qui étaient faits à l’époque. Le concerto aura également lieu dans toutes les communes du District à la veille du 7 août. Mais avant d’y arriver, nous allons illuminer toutes la ville d’Abidjan pendant environs 10 mois comme sur les champs Elysées. Il y aura des luminaires un peu partout. Tout ce que je cite ne va pas se faire en un seul jour. Nous avons beaucoup de choses à faire. Nous allons fait faire le ravalement des façades.  Il y a des textes administratifs et des lois qui l’imposent. Dans le temps, les populations à chaque veille de la fête de  l’indépendance, étaient invitées à peindre leurs maisons.

La fête de l’indépendance assurément risque d’avoir lieu après les élections. Qu’en sera-t-il de ce projet, si  le régime FPI n’est plus au pouvoir ?

 Nous ne voyons pas les élections, mais nous parlons surtout du cinquantenaire de la Côte d’Ivoire. La Côte d’Ivoire n’a rien avoir avec celui qui va gagner ou pas. Ce qui est sûr, nous allons gagner.  Il faut savoir interpréter les signes, nous allons gagner. Et ce que nous allons faire (à la faveur du cinquantenaire) s’inscrit dans la droite ligne des élections. Si aujourd’hui tout est ok, dans la campagne nous allons illuminer la ville et lorsque Gbagbo va gagner c’est la fête qui va continuer jusqu’au 7 août 2010. Soyez-en sûrs, le Président Laurent Gbagbo a gagné, il va gagner et il gagnera toujours !

Qu’est-ce que vous attendez des populations dans le cadre du succès de ces festivités ?

A l’endroit de la jeune génération qui aura la chance de vivre le deuxième cinquantenaire c’est-à-dire le centenaire de la Côte d’Ivoire je leur souhaite longévité. J’invite tous ces  jeunes qui vont nous succéder et qui dirigeront le pays demain, à voter massivement le président Gbagbo. A ceux qui ont notre âge et qui n’auront pas la chance de célébrer le centenaire, je leur souhaite de participer activement à ce cinquantenaire. Que Dieu leur accorde de célébrer cette grande fête. Je leur demande également de voter juste et bien c’est-à-dire le  Laurent Gbagbo. Que le cinquantenaire soit le début du renouveau et  de la renaissance de la Côte d’Ivoire qui doit bondir, pour que 2010-2011 soit l’année 1 de la Côte d’Ivoire.

La Coordination des Communicateurs Bénévoles
Source www.aucoeurdeselecteurs-ci.net
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