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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Elections Bénin 2011: Fichier électoral: L’UN exige la prise en compte de tous les exclus

houngbedji_discours_investiture1.jpgLe président de l’Union fait la Nation (UN), Bruno Amoussou a donné un point de presse ce mardi au siège de l’UN sis à Vidolé à Cotonou et a fixé définitivement l’opinion publique nationale et internationale sur la position de l’UN par rapport au processus électoral en cours. Le président Bruno Amoussou était assisté de plusieurs membres de la conférence des présidents, des députés, maires et autres personnalités de l’Union.
Deux propositions, voilà la contribution de l’UN en vue de sortir le pays de cette situation d’impasse dans laquelle il se retrouve en cette fin de quinquennat. Il s’agit : « de la prise en compte de tous les citoyens qui remplissent les conditions légales pour figurer sur la liste électorale et la tenue d’une table ronde politique ».
Evoquant les citoyens exclus de la liste, le président de l’UN a fait part que l’UN exige que ces concitoyens retrouvent leur droit de vote afin de garantir un climat de paix pendant et après les élections. Il a montré que, selon les dispositions de la loi 2009-10 du 13 mai 2009, c’est la Cps qui en est responsable de la non inscription de ces concitoyens surtout qu’on parle d’amélioration du système électoral. « Il faut les intégrer à tout prix », a martelé Bruno Amoussou. En ce qui concerne la tenue de la table ronde, l’UN propose qu’elle regroupe le gouvernement, les acteurs politiques, la société civile et les candidats en vue de déterminer les mesures à prendre de toute urgence pour des élections équitables et transparentes. Mais avant de parvenir à ces deux propositions, les ténors de l’UN ont fait le point des échanges qu’ils ont eus avec les responsables de la Cps. Dans le même ordre d’idée, ils ont exposé aux partenaires techniques et financiers leur point de vue sur l’avancement de la Lépi et abordé le processus électoral que conduit la Cena.
Après appréciation des résultats provisoires arrêtés au 7 février dernier, jour de la rencontre de l’UN avec la Commission politique de supervision de la Lépi, les ténors de l’UN se sont rendus compte que 1.390.544 personnes recensées sont laissées hors du fichier électoral et que par ailleurs 365.000 électeurs sont privés de leur droit de vote. A partir de ces chiffres qui, selon leur appréciation justifient bien le caractère mauvais des résultats, l’UN pointe d’un doigt accusateur la Cps, le gouvernement et la Cour constitutionnelle. « L’UN est parvenue à la conclusion que le Pouvoir a toujours voulu réaliser une Lépi frauduleuse », a indiqué le président Bruno Amoussou. Or, à en croire le président de l’UN, l’amélioration du système électoral est un combat que menaient les partis politiques membres de l’UN depuis 1998. Mieux, l’établissement de la Liste électorale permanente informatisée (Lépi) qui devrait participer à l’amélioration dudit système électoral aurait été au cœur des engagements souscrits notamment avec le candidat Boni Yayi au second tour en 2006. Plusieurs démarches ont été entreprises par les députés à l’Assemblée nationale eu égard à un accord négocié afin de permettre la disponibilité de la Lépi avant toute élection. Mais hélas, le chef de l’Etat s’y était opposé, a-t-il dit et avait organisé les élections législatives de 2007 et communales de 2008 sans cet outil de développement. Le président de l’UN a, en outre fait le point de la participation de son regroupement politique en faveur de la mise en œuvre de l’établissement de la Lépi depuis l’adoption puis la promulgation de la loi 2009-10 du 13 mai 2009. D’après les explications du président Bruno Amoussou, c’est depuis la phase de la cartographie censitaire, la première phase de l’opération que des anomalies sont constatées. Mais, ils ont précipité les choses pour déboucher sur le désordre actuel en fonçant la tête baissée et sans tenir compte des corrections demandées par l’UN, se désole le président de l’UN. Pour lui, c’est une stratégie politique que le gouvernement a planifiée pour réussir à saboter le travail de la Commission électorale nationale autonome comme lors des communales et municipales de 2008. A en entendre le président de l’UN, il n’y a pas à négocier sur le délai constitutionnel. Le 6 avril 2011, un nouveau président doit prêter serment », a-t-il insisté.

Sékodo, correspondant de Koaci.com à Cotonou
Source: http://www.koaci.com

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