Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les Ivoiriens n’en reviennent pas ! Selon Cnn, la destruction du centre émetteur situé à Abobo par les terroristes à la solde de Alassane Ouattara, le candidat malheureux à la présidentielle de novembre dernier, serait le fait des patriotes (pro Laurent Gbagbo). Cet acte de vandalisme (appareils détruits, assassinat et incinération criminelle de deux résidents de ce centre émetteur) qui a causé le weekend dernier, une panne à la Rti, média d’Etat incapable de transmettre dans certaines parties du pays, serait le fait de pro Gbagbo. Quelle logique ! Tous les jours, l’opposition armée du Rhdp , s’en prend à ce média d’Etat au prétexte qu’il serait un instrument de propagande aux mains de l’adversaire politique. Cette opposition, a même créé, grâce à la France (notamment son ambassadeur en Côte d’Ivoire), une télévision pirate pour contre balancer en vain l’information diffusée sur la Rti. En dépit du soutien de l’Onu qui a mis à la disposition de cette opposition aveuglée par la haine, sa radio (onuci fm) que les ivoiriens assimilent à juste titre à la radio des mille collines, ces médias pirates n’ont jamais pris le dessus sur la Rti. Or, faire taire à jamais cet outil d’information de l’Etat de Côte d’Ivoire, est pour Alassane Ouattara et ses sbires, la seule solution à même de calmer leurs nerfs. Ils sont donc passés à l’acte criminel dans la nuit du samedi au dimanche dernier. A la joie de Aly Coulibaly prétendument bombardé « diplomate » par son mentor Alassane Ouattara. Invité récemment sur Tv5, télévision française, par des journalistes qui ne comprenaient pas qu’on puisse mettre à sac un outil d’information appartenant à l’Etat et non, au Président Laurent Gbagbo, Aly Coulibaly bavant de colère, s’est au contraire réjouit de cet acte de vandalisme commis par des soi-disant « commandos invisibles ».Lesquels sont au fait des bandes armées, mercenaires utilisés par le binôme Alassane-Soro aux fins de la déplanification des institutions de l’Etat de Côte d’Ivoire. Il est remarquable de constater la méfiance qu’entretient constamment le « cartel médiatique » occidental à l’égard des médias ne souscrivant pas à son monopole de l’information. Ainsi, les moralisateurs du cartel remettent en question la crédibilité de la RTI (Radiodiffusion télévision ivoirienne) sous prétexte qu’elle serait « contrôlée par Gbagbo ». Ils voient la paille dans l’oeil du voisin, mais oublient la poutre dans le leur, puisque l’AFP,France 24,Tv5, etc sont des organes de presse subissant une forte influence du gouvernement français. Quant à l’AFP, dont le site Web est truffé d’énoncés vantant sa rigueur et son objectivité, elle oublie de préciser que trois ministres siègent à son conseil d’administration, et pas n’importe quels : le premier ministre, le ministre de l’Économie, des Finances et de l’Industrie ainsi que le ministre des Affaires étrangères. On retrouve aussi au sein de ce conseil d’administration des magnats de la presse écrite, radiophonique et télévisuelle française. Aucun représentant du public ne siège au conseil d’administration de l’AFP. L’AFP , France 24,Tv5,Radio Canada et autres mettent systématiquement en doute les affirmations du président Gbagbo, par exemple lorsque des civils sont blessés par l’ONUCI. Elles ont annoncé au public québécois, le 4 janvier 2011 à 10 h 21, que Laurent Gbagbo cédait sous la pression internationale et acceptait de négocier. Encore une fois, les rôles sont complètement inversés. Depuis le début de la crise, Laurent Gbagbo préconise la négociation, le recomptage des voix et la mise sur pied d’une commission d’évaluation indépendante, tandis que son adversaire Ouattara et ses commanditaires étasuniens réclament le départ sans condition du président Gbagbo, qu’ils essaient de soudoyer avec une promesse d’exil doré. Autre mensonge débité sur Cnn ce même jour et dans le même reportage : « Alassane a pris des dispositions à la frontière Ouest de la Côte d’Ivoire, avec le Liberia, pour empêcher que des mercenaires libériens ne viennent prêter main forte au régime de Gbagbo et tuer des citoyens de l’Ouest montagneux. » Que ne ferait (dirait)-on pas, ailleurs, pour asseoir la conviction de l’opinion publique nationale sur le fait que le démon dans la crise ivoirienne, c’est Gbagbo et l’ange, Alassane Ouattara ? Pourtant, la vérité sur le terrain ivoirien est autre. C’est bien des fonctionnaires et autres citoyens pro Gbagbo, à qui les rebelles en armes pro Ouattara en veulent d’avoir voté Laurent Gbagbo à la dernière présidentielle qui sont agressés et pris à partie par les gueux ou com-zones (chefs de guerre). En atteste, le dernier rapport d’Amnesty International sur la Côte d’ Ivoire. Par centaine, ces citoyens ivoiriens ont abandonné leurs biens pour trouver refuge au Libéria et en Guinée, pays voisins. Le Hcr parle de 5000 déplacés. En zone Cno, les chefs de guerre des Forces nouvelles (rebelles) pratiquent l’exploitation illégale et la contrebande du cacao, du coton, du bois, de l’or, de la canne à sucre, du café et des diamants. De plus, ils bénéficient du concours du Burkina Faso, qui leur sert de base arrière, ainsi que des gouvernements des États-Unis et de la France. Dans le nouveau kyste qu’ils sont en train de constituer à Abobo Anyama (Abidjan),ces assaillants pillent systématiquement les domiciles des habitants qui fuient les affrontements entre Forces de Défense et de Sécurité, et terroristes de Ouattara. Dire ou écrire que ces victimes sont protégées par les pieds nickelés de Soro et Alassane, c’est mentir sans sourire. Mais à quelle fin ? Si ce n’est que de noircir l’image des gouvernants au pouvoir actuellement pour mieux les abattre. Les principes de l’information-fiction L’impression que la vérité immuable à laquelle « tout le monde » adhère ne saurait être remise en question par une poignée de « conspirationnistes », pour reprendre l’expression du collègue canadien Bernard Desgagné, découle de trois principes gouvernant l’information-fiction. Premièrement, ce qui n’est pas diffusé à répétition par les grands médias n’existe tout simplement pas pour la très vaste majorité des gens, y compris beaucoup de journalistes et de prétendus connaisseurs. Deuxièmement, une fois qu’on a attaché une clochette de lépreux à un contradicteur, en semant le doute sur sa crédibilité, ne fut-ce que par des mensonges purs et simples, cette personne n’est plus présentable et doit être exclue du circuit médiatique. Les journalistes qui contreviennent à ce principe s’exposent à des sanctions ou, du moins, à des reproches. Troisièmement, on réussit, en s’appuyant sur un groupe restreint d’experts notoires agréés par les médias à donner l’impression que « tout le monde » pense la même chose, alors que c’est totalement faux. Or, vivant dans ce village globalisé, appareillé à l’outil informatique et à internet, les citoyens du monde savent de plus en plus que la crise Ivoirienne s’embourbe dans le mensonge et l’occultation. Le « cartel médiatique occidental » participe depuis septembre 2002 et surtout dès la crise postélectorale en Côte d’Ivoire, à une opération psychologique masquant une tentative de coup d’État en Côte d’Ivoire orchestrée depuis Paris et Washington. Aidés par l’Agence France-Presse (AFP), plaque tournante du dispositif de désinformation en langue française de la ploutocratie. Pourquoi une absence remarquable des médias étrangers dans les régions occupées par les Forces nouvelles ? Aujourd’hui, les reportages concernent essentiellement ce qui se passe à Abidjan. Le reste de la Côte d’Ivoire n’existe pas, semble-t-il. Des exactions peuvent donc y être perpétrées à l’abri des regards indiscrets par les Forces nouvelles (rebelles). Ces médias « puissants » refusent par exemple de dire que la Commission électorale Indépendante (Cei) n’a jamais donné les résultats provisoires du second tour de la présidentielle ivoirienne entraînent dans leur délire, quelques autres journalistes aveugles, le nez collé à leur fil de presse. Tous essaient de mettre dans la tête de leurs compatriotes étrangers que le président de la Côte d’Ivoire, Laurent Gbagbo, se maintient au pouvoir illégitimement. Selon eux, le chef de l’État ivoirien refuserait le verdict du deuxième tour de l’élection présidentielle, tenu le 28 novembre 2010. En fait, ce qu’essaie de faire croire ceux que notre confrère canadien nomme « le cartel médiatique », est exactement à l’opposé de la vérité. M. Gbagbo a remporté l’élection et préconise la négociation pour régler le conflit. Son rival, Alassane Ouattara, a perdu après avoir triché, se montre intransigeant et préconise la violence. Son « premier ministre », le chef rebelle Soro Guillaume ne s’en cache pas. Dans une interview accordée récemment à un confrère Français (Journal du dimanche) il affirmait que « nous sommes armés et déterminés à en découdre avec le pouvoir Gbagbo ». A la pratique, sous prétexte d’une opération dite « orange » appelant à la désobéissance civile, l’opposition armée soutenue par les casques bleus de l’onuci, s’attaquent à visage découvert aux forces de défense et de sécurité. Ils assassinent des ivoiriens, manifestants aux mains nues. Abidjan et les villes de l’intérieur du pays sont à feu et à sang. Objectif : Court-circuiter la décision du panel des chefs d’Etat de l’union Africaine (UA) qui cherchent par des voies pacifiques, à résoudre la crise ivoirienne. La rébellion Ivoirienne sachant que le verdict de l’Ua ne lui sera pas favorable, adopte la tactique qui a été la sienne en 2002.Créer avant tout règlement diplomatique de la crise, plusieurs foyers de tensions ici et là. Hier on a créé le mjp, le Mpigo, fantômes du Mpci afin de faire croire que les rebelles avaient un pouvoir et un territoire et donc que les politiques, lors des discussions, devraient en tenir compte. Au moment du partage du « gâteau ». Aujourd’hui encore, c’est le même scénario. Les fonctionnaires onusiens de l’onuci et leurs bras armés, convoient dans leurs engins, des rebelles exfiltrés des zones Cno et déversés avec des mercenaires dans la capitale économique où par des actes de guérillas urbaine, ils terrorisent les populations. Les casques bleus se comportent en Côte d’Ivoire un peu comme leurs collègues installés en République démocratique du Congo, qui font semblant de maintenir la paix mais favorisent les viols et assistent aux massacres sans bouger. L’ONUCI ressemble aussi à la MINUSTAH, une force d’occupation déguisée qui a pris la relève des putschistes étasuniens venus kidnapper le président Aristide, dans un pays qui aurait grandement besoin d’écoles et d’hôpitaux et qui n’a certainement pas besoin de soldats étrangers. En 2008, des casques bleus indiens de la MONUC font des photos souvenirs sur un blindé, à Kiwanja, en RDC, pendant que la population locale se fait massacrer par les tueurs de Laurent Nkunda. Vu les antécédents troublants des porte-paroles de l’ONU, comment peut-on croire un seul mot de ce qu’ils racontent au sujet de la Côte d’Ivoire ? Comment peut-on encore accorder crédit à l’Empire et ses laquais après les innombrables mensonges qu’ils servent chaque fois qu’ils veulent installer un gouvernement malléable dans un pays avec leurs fusils et leurs médias, dans le cadre de leurs sordides mises en scène ? À l’usurpation de M. Bamaba Yacouba(porte-parole de la Cei) s’est ajoutée l’immorale proclamation des résultats frauduleux par Youssouf Bakayoko, au QG du camp Ouattara. M. Bakayoko s’est fait promettre, en échange de sa collaboration, une évacuation rapide vers la France (et sans doute d’autres avantages en plus). S’est ajouté également le déni de souveraineté commis par le représentant de l’ONU, Young-Jin Choï, qui a décidé que c’était à lui, et non au Conseil constitutionnel, d’apposer son sceau d’approbation pour officialiser les résultats, ce qui est une nette violation de l’article 2 de la Charte des Nations Unies. Au premier tour, pourtant, M. Ouattara et ses alliés avaient attendu que le Conseil constitutionnel se prononce. Au deuxième tour, ils n’ont pas attendu, car ils se savaient coupables de fraudes électorales massives dans le Nord du pays. M. Ouattara et son premier ministre fantoche, Guillaume Soro, sont devenus les chouchous de l’AFP, dont les journalistes ont, eux aussi, élu domicile dans le fameux hôtel. Les deux poids, deux mesures de la communauté internationale Les pays occidentaux ont le droit de combattre les mouvements pacifiques de contestation ou de libération nationale par la supercherie, les menaces et la violence. Ils ont le droit de se draper dans une fausse démocratie alors que leurs dirigeants agissent en véritables dictateurs. Mais les pays africains, eux, n’ont pas le droit de se défendre contre les agresseurs lourdement armés qui déclenchent des guerres civiles, qui sont financés par de puissants intérêts étrangers et qui n’ont aucun respect pour la démocratie, les lois et la vie humaine. La primauté du droit bafouée Le gouvernement de la Côte d’Ivoire s’efforce, malgré des velléités de guerre civile que les stratèges de l’opposition armée tentent d’asseoir, de respecter la primauté du droit. Selon la Constitution de la Côte d’Ivoire, qui a été approuvée par 86 % des électeurs lors de la consultation populaire de 2000 et que les défenseurs occidentaux de la démocratie devraient être les premiers à respecter, l’autorité suprême de l’État ivoirien est le Conseil constitutionnel. Si un bain de sang a lieu en Côte d’Ivoire, on l’imputera très certainement à M. Gbagbo, alors qu’en réalité, la violence sera indéniablement le résultat de la politique d’agression des puissances occidentales et de leurs valets, qui ont appuyé la rébellion armée, qui massent de plus en plus de troupes dans ce pays ainsi qu’au large de ses côtes et qui jettent constamment de l’huile sur le feu, au lieu de chercher un accord. La stigmatisation du camp Gbagbo À l’inverse, le gros méchant de la mise en scène du « cartel médiatique », Laurent Gbagbo, n’a jamais eu recours ni à un coup d’État, ni à la violence pour prendre le pouvoir. Il défend la primauté du droit, les institutions démocratiques ivoiriennes et la souveraineté du peuple ivoirien, comme il le disait à Euronews, fin décembre 2010. Les accusations contre lui sont sans fondement. Des journalistes occidentaux agressifs prennent nettement parti au lieu de rapporter les faits. On parle, sans fournir de preuves, de miliciens et de mercenaires qui seraient à sa solde et qui auraient commis des atrocités. On parle aussi de charniers, mais les accusations demeurent très vagues. Elles ont manifestement pour but de flétrir Laurent Gbagbo et de manipuler l’opinion publique. Ce que le cartel médiatique oublie de rappeler aux gens, c’est que, selon les accords conclus, les rebelles devaient déposer les armes avant la tenue de l’élection, ce qu’ils n’ont jamais fait. Il est certain que, dans un pays où circulent un peu partout des rebelles armés, il peut se produire toutes sortes d’incidents violents. Est-ce la faute de l’État agressé ou des rebelles qui ont pris les armes gratuitement ? Les commanditaires de la guerre civile en Côte d’Ivoire sont les mêmes qui font semblant de s’interposer, mais qui ont toujours eu comme intention de favoriser le renversement de Laurent Gbagbo et son remplacement par Alassane Ouattara, l’homme des États-Unis, comme le disait l’expert Michel Galy sur les ondes de Kernews, le 6 janvier 2010. Ces commanditaires se cachent aujourd’hui derrière l’écran de fumée de la désinformation. Ni vus, ni connus.
Douh Patrice
Source: http://www.gbagbo.ci