Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le match Côte d’Ivoire-Bénin comptant pour la 3e journée des éliminatoires de la Can 2012 se jouera finalement à Accra dimanche 27 mars prochain. Si cette décision de délocaliser cette rencontre émane de la Confédération africaine de football (Caf), instance suprême du football africain, le choix d’Accra est du ressort de la Fédération ivoirienne de football (Fif).
Dès lors deux possibilités s’offraient à la Fif. Jacques Anouma et ses collaborateurs avaient le choix entre jouer dans un pays neutre ou jouer au Bénin chez l’adversaire. A première vue, le Ghana est le choix idéal. Le Ghana est non seulement un pays voisin mais aussi un pays familier aux Ivoiriens. Les Eléphants pourront bénéficier du soutien du public ghanéen qui trouve le beau football des pachydermes ivoiriens identique à celui des Black-stars. Cependant, comme l’a indiqué le président Jacques Anouma lui-même, le choix d`Accra a un coût.
" Evidemment, tout est à la charge de la Côte d`Ivoire. Cela demande des coûts importants. Nous sommes en contact avec le gouvernement pour voir dans quelle mesure l’Etat de Côte d`Ivoire pourrait nous aider à faire face aux dépenses ", a-t-il fait savoir. Connaissant mieux que quiconque la situation financière du pays, pourquoi Jacques Anouma n’a-t-il pas opté pour le Bénin ? Ce qui éviterait d’autres charges financières étant entendu que le Bénin joue à domicile. Néanmoins cette possibilité obligeait la sélection ivoirienne à se retrouver par deux fois de suite devant les Ecureuils du Bénin sur leurs propres installations.
Le choix d`Anouma aurait-il des dessous politiques ?
Tout porte à le croire. Jouer au Bénin ne constitue pas un véritable handicap au plan sportif. En dehors du fait que la sélection ivoirienne se retrouverait par deux fois devant le public béninois ne plaisait pas trop au patron du football ivoirien d’une part, et étant entendu que le football est un facteur d’union, Jacques Anouma pense d’autre part, qu’il fallait profiter un temps soit peu de cette confrontation pour rassembler le peuple ivoirien divisé qui traverse une situation sociopolitique délicate.
Marcel HOUETO
Journal 24 HEURES AU BENIN 24/03/11