Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les récentes manifestations de troubles à l’ordre public, les actes de vandalisme et de barbarie, les tueries et les assassinats perpétrés par les militants du Rassemblement des Houphouëtistes pour la Démocratie et la Paix, au cours des marches insurrectionnelles organisées par ce groupement politique d’opposition, les 16 et 17 décembre 2010, avaient causé la mort de vingt et un (21) membres des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire.
Depuis ces moments, le calme n’est plus jamais revenu dans ce pays et les morts se comptent par dizaines, du fait des attaques à l’arme de guerre contre les éléments des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire et d’innocentes populations.
Il ne se passe pas de jour sans que les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire, en mission de sécurisation et de protection des populations, ne soient les cibles principales d’attaques armées par des individus embusqués, qui répondent ainsi aux incessants appels à la désobéissance civile, à l’insurrection et aux assassinats de toutes natures, lancés par des politiciens retranchés à l’Hôtel du Golf.
Dans la journée du mardi 11 janvier 2011, des tirs aux armes de guerre dirigés contre les unités des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire, en patrouille dans la commune d’Abobogare, plus précisément au quartier PK 18, ont fait deux (02) morts, neuf (09) blessés et des matériels roulants de service endommagés, dans les rangs des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire. Devant une telle atmosphère de quasi-insécurité et de menaces de guerre dans laquelle vivent les laborieuses populations de cette commune, des menaces d’attaques armées contre les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire. La mesure d’urgence suivante est prise : un couvre-feu est instauré dans toute la Commune d’Abobogare, à compter de ce jour mercredi 12 janvier 2011 à partir de 19 heures jusqu’au samedi 15 janvier 2011 à 06 heures du matin. (Du mercredi 12 janvier au samedi 15 janvier, de 19h à 6h, Ndlr). Cette mesure exceptionnelle permettra aux Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire de poursuivre, avec engagement et fermeté, leurs missions régaliennes de sécurisation et de protection des populations. Elle sera également mise à profit par les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire aux fins de rechercher et de débusquer toutes les personnes qui sont responsables de ces attaques armées et autres agressions, de retrouver toutes les personnes désireuses, à partir de leurs cachettes, à s’attaquer à la République. Les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire prennent alors toutes les organisations des droits de l’homme d’ici et d’ailleurs, l’opinion nationale et internationale à témoin que ces attaques armées, contre elles, assimilées à des actes de guerre et suivies de lourdes pertes en vies humaines dans leurs rangs, les placent désormais en position de légitime défense.
Dès lors, elles se réservent le droit de riposter à partir de maintenant, tous moyens réunis, à toutes les attaques d’où qu’elles viendront. Aussi, les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire mettent-elles en garde les autres communes du District d’Abidjan contre les actes et agissements rapportés précédemment. Le cas échéant, les communes identifiées se verraient appliquer les mêmes dispositions et frapper par les mêmes mesures de riposte. Toujours dans leur logique absurde de déstabiliser la République légale de Côte d’Ivoire, ces politiciens retranchés au Golf s’adonnent à des campagnes d’intoxication en direction des populations ivoiriennes, faisant état de défection d’Officiers et autres catégories de militaires des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire et qui auraient rallié un prétendu Gouvernement basé à l’Hôtel du Golf.
Les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire informent le digne Peuple de Côte d’Ivoire que ces Officiers, dont il est question dans ces communiqués de désinformation, n’appartiennent plus à leurs effectifs, car ils ont été libérés de leurs obligations militaires vis-à-vis de l’Etat de Côte d’Ivoire.
A cet égard, ces personnes peuvent désormais mener leur existence comme bon leur semble. Les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire réaffirment qu’elles n’ont jamais été aussi unies et solidaires en ce moment-même, dans toutes leurs composantes, et invitent les Ivoiriens et les Ivoiriennes à garder leur sérénité. Un combat correspond bien à un objectif et à un contexte spécifique.
Le combat majeur actuel des Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire reste sans équivoque. Dans cette crise dite post-électorale, née de la volonté absurde de certaines personnes au plan interne et au plan externe de nier à la Côte d’Ivoire son indépendance totale à décider de son destin, les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire mènent l’unique combat de la sauvegarde de la Souveraineté de la République de Côte d’Ivoire, dans le respect scrupuleux du fonctionnement de ses Institutions et de sa Constitution. Aussi, les Forces de Défense et de Sécurité de Côte d’Ivoire invitent-elles l’ensemble des populations à garder leur calme. Elles leur demandent de continuer à vaquer tranquillement à leurs occupations, seul gage, d’une part, du bien-être social de chacun et pour aider, d’autre part, au redécollage économique de notre cher pays, la Côte d’Ivoire.
Fait à Abidjan le mercredi 12 janvier 2011
Pour les Forces de Défense et de Sécurité de C.I
Le Général de Corps d’Armée
Philippe Mangou
Le Chef d’état major des armées
Source: Présidence de la République