Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le Président du Front Populaire Ivoirien, Pascal Affi N’Guessan était l’invité principal de la rentrée parlementaire de la FENOPACI, ce mercredi, à l’Hôtel du District d’Abidjan pour se prononcer sur : ‘’Crise post-électorale : quelles perspectives pour l’avenir ?’’
Trouver une solution pacifique et durable à la crise post-électorale qui secoue la Côte d’Ivoire depuis la proclamation des résultats de l’élection présidentielle qui a vu la victoire du Président sortant, S.E.M Laurent Gbagbo, au second tour du 28 novembre 2010, et surtout construire un pays digne et prospère, préoccupe toute les couches socio-professionnelles ivoiriennes qui ont voulu, à travers la Fédération Nationale des Organisations, Parlements et Agoras de Côte d’Ivoire (FENOPACI), se faire une idée précise en invitant le Premier Ministre, Pascal Affi N’Guessan, par ailleurs Président du Front Populaire Ivoirien (FPI, parti au pouvoir). C’était à l’occasion de la ‘’rentrée parlementaire’’ de la FENOPACI, ce mercredi 2 février 2011, à l’Hôtel du District d’Abidjan Plateau.
«La mobilisation de la galaxie patriotique doit être amplifiée pour prouver la légitimité du Président de la République. Par la maîtrise de la vie socio-économique, il faut continuer de démontrer que la majorité des Ivoiriens aux côtés de Laurent Gbagbo contrôle l’Administration, l’Armée, la vie sociale dans son entièreté. Ce sont là des atouts indéniables à fructifier. Il faut aussi saisir l’occasion de la visite de Haut niveau de l’Union Africaine pour anéantir la rébellion». C’est ainsi que le Président du Front Ivoirien a planté le tableau à l’occasion de son intervention. Et cela, pour préparer dans de bonnes dispositions, l’arrivée prochaine de la mission du panel du groupe des 5 Chefs d’Etat de l’Union Africaine, attendus en Côte d’Ivoire. Pour Pascal Affi N’Guessan, il est intéressant de profiter de cette visite pour parachever définitivement la victoire du Président Laurent Gbagbo. Puisque pour lui, la mise sur pied de ce groupe de contact de l’UA et le fait que le sommet d’Addis-Abeba ait réaffirmé la solution politique sont «un cinglant désaveu de la CEDEAO, au sein de laquelle Blaise Compaoré (NDLR : Président du Faso) s’est disqualifié, discrédité, désavoué, alors que l’Accord politique de Ouagadougou lui avait offert une occasion de sortir grandi de cette crise». Pour autant, a-t-il fait observer par la suite, «la présence du Président du Faso au sein du groupe de panel, ne devrait pas nous effaroucher, en tant que parti Politique, car les Ivoiriens sont dans le vrai ; ils ont les textes et la réalité du terrain avec eux».
Le Président du FPI, tout en conseillant aux Ivoiriens de «tenir compte des résultats du sommet d’Addis-Abeba» qui sanctionnent la mort de la «forfaiture représentée par Young J. Choi, à l’instigation de la France, au profit de M. Alassane Ouattara et reprise en chœurs par la sous-région ouest-africaine pour opérer un hold-up en Côte d’Ivoire», les appelle à «gagner la bataille de l’évaluation, élément central de la mission de la délégation de l’UA sur la crise ivoirienne», en prouvant que le Président Laurent Gbagbo«jouit d’une légitimité établie en Côte d’Ivoire, à l’inverse de son adversaire, confiné dans un hôtel et qui appelle au délitement du pays en s’appuyant, par ailleurs, sur la communauté internationale». Et cela, à l’en croire, devra se faire notamment sur la qualité de la documentation à fournir à la délégation de Haut niveau de l’UA, les témoignages qui devront être déterminants, mais surtout, se montrer maître de la vie socioéconomique. Trois éléments majeurs, à ses yeux, qui doivent constituer l’argumentaire dans cette bataille. Car, pour le Porte-parole du Président Laurent Gbagbo, expliquant le travail qui attend les émissaires de l’UA, «l’évaluation est un processus d’audit permettant d’apporter des preuves de qualité et de quantité». C’est pourquoi, il est évident pour lui qu’une « évaluation n’est possible qu’à la lumière des différents accords préalablement signés». D’où les questions que doivent se faire siennes les cinq Chefs d’Etat quant au processus électoral en Côte d’Ivoire : «Le désarmement des rebelles a-t-il été réalisé ? La réunification et la restauration de l’autorité de l’Etat ont-elles été effectives ? La CEI remplissait-elle les critères d’équilibre tels qu’observés partout dans le monde ? Ses membres ont-ils fait preuve de partialité ?, etc. Cette évaluation sera nécessaire pour apprécier la valeur du processus, sa sécurisation et la liberté de vote. L’évaluation ne doit pas se limiter à un simple comptage des voix ; puisque c’est elle qui permettra de confirmer la position des différents acteurs».
Pour l’ancien Premier Ministre du Président Laurent Gbagbo, la perspective majeure des Ivoiriens, à moyen et long terme, reste de bâtir une Nation émergente dans la prochaine décennie avec une communauté prospère, solidaire, en ralliant « la minorité de gens qui brûlent nos résidences, cassent et pillent nos biens ». Toute chose qui est loin d’être aisée, parce qu’il faudra une réelle remise en cause et reconvertir les mentalités dans une « politique de refondation sociale, culturelle… », sans laquelle la colonisation et la domination par les occidentaux et la France en premier, ne pourront être efficacement vaincus ; le relèvement du taux d’alphabétisation (49%) ; la lutte contre l’intégrisme sous toutes ses formes ; la culture de développement par l’adoption d’un mode de vie qui bannit le clanisme et le tribalisme sous toutes ses formes, la culture de la paresse ; la recherche de la compétitivité sans oublier l’indépendance économique et financière qui passe par une prise de responsabilité monétaire. Ce n’est qu’à ce prix, qui impose un changement global de mentalité, que la Côte d’Ivoire pourra s’offrir des perspectives heureuses.
Notons qu’un panel de responsables du Front Populaire Ivoirien parmi lesquels le Ministre Koffi Koffi Lazare de l’Environnement et des Eaux et Forêts, la première responsable des femmes du parti, Mme Marie-Odette Lorougnon, le Gouverneur du District, Pierre Djédji Amondji, et plusieurs responsables d’administration ont honoré de leur présence, cette conférence de presse qui a pris l’allure d’un meeting avec la présence massive des Ivoiriens, qui ont pris d’assaut l’Hôtel du District d’Abidjan.
Sources: http://www.cotedivoirepr.ci