Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Contraint à la démission le 22 janvier dernier à Bamako, à l’occasion du sommet des Chefs d’Etats de la zone UEMOA, l'ex-gouverneur de la Banque Centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (BCEAO), Henri-Philippe Dacoury-Tabley, est revenu en Côte d’Ivoire le mercredi 26 janvier 2011, en début de soirée. Il n’a pas manqué, à son arrivée à l’aéroport international Félix Houphouët-Boigny, de commenter les soubresauts qui secouent l’institution bancaire dont il était encore le patron avant le 22 janvier.
Sur la suspension de toutes les opérations et la fermeture de la BCEAO Côte d’Ivoire décidées par les nouvelles autorités, Dacoury-Tabley soutiendra que, «c'est une décision dommageable pour la population d'un Etat membre de l'union et j'observe par là que l'instrumentalisation de la banque centrale à des fins politiques se poursuit. J'en suis attristé parce que imbu des idéaux de l'intégration africaine, je trouve que ces mesures sont de nature à distendre les liens qui existent entre les pays ».
L'ex-gouverneur de la BCEAO prévient que « les dégâts qui se profilent à l'horizon sont des dégâts économique, financier et monétaire et pourraient ne pas s’'arrêter à la seule Côte d'ivoire». C’est pourquoi il appelle les uns et les autres au calme et à la discussion pour analyser froidement la situation en vue de trouver des solutions idoines, tout en évitant qu’on en arrive « à la une situation extrême ». Pour Henri-Philippe Dacoury-Tabley, « l'intégration est la solution pour mon pays afin de sortir du sous-développement »
Notons que plusieurs parents et amis parmi lesquels se trouvait Zié Diali, le directeur national par intérim de la BCEAO Côte d'Ivoire, étaient à son accueil à l’aéroport.
Source: http://www.cotedivoirepr.ci