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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Crise post-électorale : DES FONCTIONNAIRES DEPLACES DU ZANZAN NORD CRAIGNENT POUR LEUR SECURITE

pal_dimat_menaces.jpgPalé Dimaté, Haute autorité nationale du Développement du ressort territorial 4 ou du Zanzan nord, a eu une séance de travail, jeudi après-midi, à la Rotonde de l’Assemblée nationale au Plateau, avec les fonctionnaires et agents de l’Etat des départements de Bouna, Nassian et de Doropo, déplacés du fait de la crise post-électorale et des manifestations violentes consécutives à l’opération « Pays mort » lancée par le Rhdp. Après la première rencontre du 26 janvier où Palé Dimaté avait remis des vivres et des non vivres et fait don de cinq millions à certains de ces déplacés internes, il a eu à discuter cette fois avec eux et en présence du préfet Aka Bio de Bouna, du Sous-préfet de Bouna et des différents directeurs et chefs de services des administrations respectives, des conditions du retour desdits fonctionnaires et agents de l’Etat dans les départements susmentionnés.
M. Palé Dimaté, très sensible à la situation de précarité et d’insécurité que vivent ces soldats du développement, leur a cependant demandé de faire diligence pour regagner leur poste. «  De façon naturelle, les départements de Bouna, de Doropo et de Nassian accusent un retard considérable au niveau du développement sur le reste de la Côte d’Ivoire. Nous avons aujourd’hui des jeunes âgés de 23 ans qui sont en classe de1ère et des jeunes qui à 19 ans sont encore en classe de 3ème. Cela est inadmissible ; voilà pourquoi, je vous demande de nous aider à nous former pour participer au processus de développement du pays ». La Haute autorité nationale a toutefois regretté que les politiciens aient pris « l’école en otage » et confondent «l’Etat et le régime politique que dirige celui qui a été investi par le peuple pour un  moment ». Il a alors lancé un cri de cœur aux politiciens et tous leurs affidés : « Gardez- vous de pervertir l’école avec la politique ». Et de s’interroger, comment des parents peuvent-ils accepter d’exécuter un mot d’ordre leur demandant de ne pas laisser leurs enfants aller à l’école. Pourtant les initiateurs de ce mot d’ordre qui veulent diriger ce pays, n’ont pu se réaliser que grâce aux aptitudes intellectuelles et humaines qu’ils ont développées et ce grâce à l’instruction et l’éducation reçues dans les écoles et structures académiques de formation.
« Je suis prêt à discuter, même avec le diable pour que les fonctionnaires et agents de l’Etat retournent à leur poste et exercent dans la quiétude leur charge ». Les fonctionnaires et agents de l’Etat qui ont eu à prendre la parole ont unanimement posé le problème de leur sécurité. «Des rebelles nous appellent par téléphone depuis que nous nous sommes repliés à Abidjan et dans le Sud, qu’ils nous attendent de pied ferme pour nous faire la peau quand nous serons de retour », a témoigné Kouadio Albert professeur d’Espagnol à Bouna.
En outre, la guéguerre entre les militants Rhdp et Lmp empoisonne les relations en plus du comportement peu responsable de certains parents d’élèves. «A Nassian, un conseiller nommé Gbema, militant du Rhdp, ne cesse de clamer qu’il n’y aura pas d’école jusqu’à ce que Alassane Ouattara ait été reconnu président exécutif de la Côte d’Ivoire par Laurent Gbagbo. Et il mène la fronde avec des parents d’élèves qui viennent même chasser leurs enfants des classes pour respecter le mot d’ordre de « pays mort ». Comment dans ces conditions, pouvons-nous nous sentir en sécurité bien que notre volonté d’exécuter notre mission serait réelle ? », a dit dans une complainte, Ebi Jean-Jacques, professeur au  Lycée moderne de Nassian. Toujours dans ce département, les fonctionnaires et agents de l’Etat officient dans des services tantôt sous l’autorité des Forces nouvelles tantôt sous l’autorité du gouvernement de Laurent Gbagbo.
Les enseignants auxquels le gouvernement a offert la possibilité des établissements relais, en les redéployant avec certains de leurs élèves dans des établissements scolaires identifiés dans le sud, ont demandé à Palé Dimaté et au corps préfectoral de négocier avec les militants du Rhdp et Forces nouvelles, des conditions optimales de sécurité avant leur retour.
Le préfet de Bouna Aka Bio, qui dit avoir des relations cordiales avec les Forces nouvelles et le Rhdp, a été chargé par Traoré Abdoulaye, fils de la région de Bouna et Palé Dimaté, Haute autorité nationale du Développement du ressort territorial 4, de conduire cette mission de bons offices car pour le ministre «l’école relais est une solution transitoire mais qui n’arrange pas la majorité de nos enfants ». Il a, à nouveau, distribué des vivres et des non vivres aux fonctionnaires et agents de l’Etat déplacés.

Franck A. Zagbayou
zagbayou@fratmat.info
Source: Fraternité Matin (http://www.fratmat.info)

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