Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Konaté Navigué, Secrétaire national chargé de la Jeunesse du Front populaire ivoirien, a animé, mercredi, dans la matinée, une conférence de presse au siège dudit parti sis en zone 4 pour annoncer la rentrée politique de la Jfpi. Elle se fera cette année sous le sceau du Devoir de mémoire, avec la commémoration des événements du 18 février 1992, à travers une table ronde qui aura lieu dans l’amphithéâtre Mamadou Koulibaly de l’Ecole normale supérieure d’Abidjan (Ens).
« L’impact du 18 février 1992 sur la démocratie en Côte d’Ivoire ». C’est autour de ce thème que Navigué Konaté compte faire articuler toutes les réflexions qui vont marquer les travaux de la table ronde qu’il a décidé d’organiser pour célébrer le premier anniversaire de ce jour où en Côte d’Ivoire, « le processus démocratique a failli être basculé avec le projet funeste de l’assassinat manqué de Laurent Gbagbo, alors secrétaire général du Fpi et opposant historique à Houphouët-Boigny ». Ce thème décliné en deux sous thèmes : Le 18 février 1992 : contexte historique puis le 18 février 1992 : prélude à la crise actuelle ? donnera l’occasion aux sachants et notamment à des acteurs qui ont vécu cette journée noire de porter témoignages.
René Degny-Ségui, alors président de la Ligue ivoirienne des Droits de l’homme puis Lida Kouassi Moïse et Tiéti Roch D’assomption ( Freedom Neruda), qui étaient tous de la marche vont à la lumière de ce sous thèmes dire leur part de vérité.
René Degny- Ségui va à travers une analyse du contexte socio-historique d’alors dire pourquoi, les événements du 18 février étaient inéluctables et que la marche de protestation contre l’atteinte des droits de l’homme des étudiants de la cité universitaire de yopougon, victime de la barbarie de la soldatesque et des hommes du commandant Fezan Bi, de la Firpac se justifiait ?
Lida kouassi Moïse et Freedom Neruda, diront quel était l’état des libertés individuelles et comment les événements de ce 18 février ont un lien consubstantiel avec la crise de septembre 2002 et la crise post-électorale ? Le panel de conférenciers fera ses analyses en tenant à la fois compte du contexte socio- historique et politique d’alors mais en indiquant aussi quels étaient les acteurs en présence ? C’est dans les réponses à ces différentes interrogations que se percevra bien le lien organique entre le 18 février 1992 et les crises de 2002 et de 2010 qui dure encore en 2011 à la suite du second tour de la présidentielle.
Konaté Navigué a levé un coin du voile en faisant remarquer que le personnage central qui orchestre toutes ces crises est le Premier ministre Alassane Ouattara, le seul que Houphouët-Boigny ait eu : « C’est lui qui, le 18 février 1992 avait failli assassiné Laurent Gbagbo. C’est lui qui est le père de la rébellion et c’est lui qui a créé la crise post-électorale. Voilà comment à travers sa seule personne se dessinent et se maintiennent les liens entre les événements du 18 février1992 et les crises de septembre 2002 et de décembre 2010».
L’autre question à laquelle devra répondre cette table ronde, c’est d’évaluer l’impact réel que les événements du 18 février ont eu sur le processus démocratique en Côte d’Ivoire. Voilà pourquoi, le président de la jeunesse de Front populaire ivoirien a invité les jeunes de Côte d’Ivoire à remettre cent fois le métier sur l’ouvrage pour que soit instaurée une véritable culture démocratique en terre d’Eburnie. Et que les férus de la violence soient boutés hors de l’arène politique.
Le clou des festivités marquant le premier anniversaire de la commémoration des événements douloureux du 18 février 1992, sera comme l’a annoncé Konaté Navigué, le meeting du 19 février à la Place de la Liberté au nouveau quartier de Yopougon. Ce jour, il promet faire de nombreuses révélations sur les ressorts et l’exploitation qui est faite de la crise post-électorale par toute l’Afrique de l’ouest et une partie de la Communauté internationale qui se distingue par un parti pris flagrant.
Franck A. Zagbayou - Zagbayou@fratmat.inf
Source: Fraternité Matin