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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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CRISE BURKINA: Le Faso ou l’Anarchie-land?

burkina_mut1.jpgOn croyait que s’en était fini avec les mutineries et les manifestations violentes dans les casernes. Après la garde républicaine, la semaine dernière, les casernes à l’intérieur du pays ont fait le chaud une fois de plus. Quatre villes (Kaya, Dori, Tenkodogo et Dedougou ) qui abritent des casernes militaires ont revécu les scènes de tirs pour les unes et de pillages pour les autres. Le gouvernement ne sait plus où donner de la tête et les populations commencent à en avoir marre.
Le ministre de la communication, porte parole du gouvernement Alain Edouard Traoré a traduit la gêne dans laquelle se trouve le gouvernement face aux dernières mutineries dans l’armée. Il parle de surenchère de la part des militaires. Il a tout a fait raison. Les dernières mutineries ont permis de régler la plupart des revendications posées par la troupe. Et le gouvernement avait pris des engagements pour solder ses comptes envers les militaires. Mais voilà. De nouvelles revendications sont nées. Les militaires exigent le paiement d’indemnités de logement. Le gouvernement à priori ne veut rien entendre parce que cette indemnité est due seulement à ceux qui n’habitent pas les camps militaires.
On s’achemine vers un nouveau bras de fer avec au milieu les civils qui à chaque fois paient les pots cassés. Dans la ville de Dedougou on compte une blessée par balle. A Tenkodogo dans l’est du pays, des commerces ont été pillés. Le Lundi 30 mai en fin de matinée, une rumeur circulait à Ouagadougou que les militaires de la capitale allaient entrer dans la danse pour soutenir leurs camarades. Le centre- ville s’est du coup vidé.
Le gouvernement, sans le vouloir à créer un précédent qui lui sera difficile de gérer. Les militaires ont compris qu’avec les armes, ils obtiennent tout ce qu’ils veulent. Le risque est grand qu’ils en abusent. Et ils ne vont pas s’en priver par ces temps de vie chère.
Et les autres composantes de la société alors ? Les fonctionnaires ont eu droit à la régularisation de leurs arriérées d’avancements, ce n’est pas pour autant que les syndicats sont restés les bras croisés, Ceux de l’enseignement ont décrété une grève illimité qui a failli prendre en otage les examens n’eut été cet accord arraché à la dernière minute avec le ministère des enseignements secondaire et supérieur.
Le malaise est grand. L’autorité de l’Etat n’a jamais été aussi malmenée que ces derniers mois. On a vu des élèves en grève soutenant leurs professeurs aller demander la démission du ministre des enseignements et même tenter de brûler les locaux du ministère, occuper la cour du premier ministère et réquisitionner des bus des transports publics avec des gamins de moins de 20 ans au volant.
La police et la gendarmerie regardent faire. Elles ne peuvent plus réprimer de peur de faire des blessés ou des morts. Et elles ont raison. Plusieurs dossiers de gamins tués lors des manifestations sont en justice.
Il faudra bien un jour que cela s’arrête. Mais comment ?

Hasanata; Koaci.com Ouagadougou
Source: http://www.koaci.com

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