Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le message de Soro aurait il du mal à passer? C'est en tout cas ce qui ressort des nombreux témoignages recueillis par la rédaction de Koaci en marge d'une tournée entamée à l'Ouest, sur les pas du président Ouattara, par le premier ministre et ministre de la défense ivoirien. En effet, ce mardi à Man, Guillaume Soro a tenté de faire passer un message d'appel à la raison en exhortant notamment les miliciens à s’insérer dans le tissu social et les jeunes à ne pas trop espérer des politiciens. Un discours qui visiblement a du mal à passer aussi bien chez les jeunes que chez les combattants. "Il ose venir nous dire qu'il ne faut pas associer notre destin à celui des politiques alors que lui même est le parfait exemple d'éclosion et d'enrichissement par la politique, nous c'est Ouattara qu'on regarde lui et les siens on ne les écoute plus" livre à Koaci par téléphone (ligne de KOACI 08 85 52 93) Amadou un jeune soldat FRCI qui a assisté ce mardi au meeting. "Soro est en campagne électorale, il est venu dire quoi de bon ici, rien, il a tué nos parents à l'Ouest et là il vient pour oser nous donner des leçons alors qu'on a plus rien et que lui est milliardaire avec tout l'argent qu'il a volé aux ivoiriens" fustige Serge, un jeune Yacouba de Man lui aussi venu écouter le premier ministre en compagnie d'un groupe de camarade. Ces derniers nous exhorterons de faire passer le message suivant, demander à Soro d’arrêter de véhiculer à travers son discours l'amalgame réducteur et blessant entre jeune de l'ouest et milicien. Ce type de témoignage nous en recueillerons beaucoup,la situation sociale à l'ouest du pays est de plus en plus difficile et les appels "au secours" des populations victime des événements survenus lors de la crise post électorale peinent semble t'il à trouver un écho favorable au niveau des autorités.
Étrangement la presse ivoirienne triée sur le volet et sans nul doute aux ordres qui suit le premier ministre n'évoque à aucun moment les ratés rencontrés sur le terrain ou l’urgence sociale, préférant allégrement l'angélisme dicté du discours circonstanciel et nécessaire de réconciliation.
En attendant à Abidjan ce joue déjà dans les coulisses du pouvoir ivoirien l'après Soro prévu au lendemain des législatives.
Amy, KOACI.COM ABIDJAN