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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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COTE D'IVOIRE: Les rats volent la vedette aux clients à Yop !

cimetiere_abidjan.jpgLes rats qui s’étaient rendus célèbres à la Rue princesse, ont eu un nouveau point de chute après la destruction de ce site. Ils sont de retour dans les maquis de Yopougon terminus 40 et de la Sicogi. Au fait, il est impossible de passer 5 minutes, assis dans ces lieux, sans y voir ces rongeurs, qui ont pris des formes non négligeables au fil des temps.
Le phénomène n’est plus à mettre au rang des sacrilèges dans certains maquis deYopougon. En effet, des énormes rats, parfois sans poils et dans un état qui caractérise le manque d’hygiène trottinent sur les clôtures des lieux de beuverie. Rivalisant très souvent avec les clients.
Emilie Y, serveuse au maquis « Suprême 3615 » avoue son impuissance devant ce spectacle qu’elle qualifie d’horrifiant. « C’est très gênant pour la clientèle. Surtout que ces rats n’apparaissent qu’aux heures de grande affluence c’est-à-dire la nuit » a-t-elle déploré. Cette situation a pour conséquence de provoquer l’abandon pur et simple des lieux. Comme nous le révèle Jacques Abouét, le gérant dudit espace. « J’ai perdu beaucoup de consommateurs à cause de ces vermines » déplore-t-il.
Cela dit, chacun se rejette la responsabilité de l’abondance des rats dans ces maquis. Selon Mac Laurrin, il faut rechercher la source du mal auprès des vendeuses de poulets et autres nourritures aux abords de ces espaces. « Les rongeurs viennent pour se nourrir des restes des aliments consommés par les clients dans ces maquis. Ils passent parfois sur les verres des clients à la recherche de leurs repas. C’est très désagréable » a-t-il reconnu.
Pour Tématé Guéhio, vendeuse de poulets, c’est un phénomène qu’il faut associer l’insalubrité qui règne dans les communes d’Abidjan. Car dira-t-elle « nous débarrassons et ramassons tout ce que nous servons aux clients dans les maquis. Ces rats viennent plutôt des maisons et des tas d’immondices qui se trouvent aux alentours de ces lieux » martèle-t-elle.
Une chose est sure, c’est que les clients doutent de plus en plus de la qualité de ce qui leur est servi dans ces maquis. Jerôme Monsio, a décidé pour ce faire, de ne plus fréquenter ces endroits de peur de tomber malade. « Ces endroits sont des dangers publics. Il faut que les autorités prennent des décisions allant dans le sens du contrôle des maquis. Elles ne doivent pas seulement chercher à percevoir des droits d’auteur » a-t-il suggéré.

--Yopougon Andokoi, quand les vivants gênent les morts--
La mort n’a pas plus de pouvoir semble nous transmettre ces habitants du quartier Andokoi de la commune de Yopougon. En effet, ceux-ci n’hésitent pas à franchir la barrière qui nous sépare de nos morts.
Des tombes à ciel ouvert, des belles et des moins belles ; tel est le spectacle qui s’offre au profane qui emprunte le premier pont de Yopougon. C’est une réalité, des tombeaux existent bel et bien. Pis des enfants ont choisi ce cimetière comme lieu de prédilection pour s’adonner à leurs jeux et distractions quotidiens.
Ce chemin bien que proscrit par la bienséance est emprunté jour et nuit par les travailleurs de la zone industrielle de Yop et par les riverains du quartier Andokoi, qui voient en ce lieu un raccourci. Yacouba Youssouf est de cet avis. Ce dernier traverse depuis plusieurs années ce cimetière qui n’a aucune clôture. « Nous sommes habitués à passer dans ce coin. C’est le moyen le plus rapide pour arriver chez moi. Je n’ai pas peur et je pense que tous ceux qui s’aventurent en ce lieu sont aussi dotés du même courage » souligne-t-il.
Comme lui, Nabi Karidja n’éprouve aucun remord lorsqu’elle piétine les tombes fraîches pour se frayer un chemin entre les sépultures. « Nous avons demandé aux autorités de clôturer le site en vain. Donc nous tentons tant bien que mal de trouver notre route entre les tombeaux » signifie-t-elle.
Que dire alors de ces nombreux collecteurs d’ordures qui font mains et pieds pour garantir la propreté de cet endroit sacré pour les habitants d’Andokoi. Cette situation Ayékoué Jean, autochtone dudit quartier la connaît. Il espère que le nouveau pouvoir s’attèlera à trouver une solution immédiate aux « souffrances » de leurs morts. « Nous avons tout fait pour que notre cimetière soit clôturé, en vain. Aussi, savons-nous que le repos de nos morts est constamment troublé par les passants et autres amoureux qui n’ont plus de respect pour ce genre de lieu » a-t-il regretté.
Il faut dire que la promiscuité de ce cimetière avec les habitations ne gêne aucunement. Puisque les croque-morts et leurs enfants s’adonnent à cœur joie à flâner sur ces dernières demeures. « Ce n’est pas notre faute, nous vivons et travaillons ici tous les jours. Nous vivons pratiquement dans le cimetière sans être inquiété » raconte Moussa D.

Mikado. ,KOACI.COM ABIDJAN,
Source: http://www.koaci.com

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