Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

Publicité

Côte d'Ivoire-France: Quand Sarkozy favorise la désinformation des Français

Gbagbo-et-Sarkozy.jpgFrance-Côte d'Ivoire - Le président de la France, Nicolas Sarkozy, a offert, le mardi 08 février 2011, une tribune en or, celle du Palais Bourbon (Assemblée nationale française) à Ally Coulibaly. Une personnalité, issue de la République virtuelle d'Alassane Ouattara, installée de force comme ambassadeur de Côte d' Ivoire en France.
Le but de la manoeuvre est de permettre, de façon officielle, que Ally Coulibaly s'exprime sur la crise post-électorale ivoirienne. "Le diplomate" a donc saisi la perche tendue par Sarkozy pour défendre l'option militaire comme moyen de règlement de la crise en Côte d'Ivoire devant la commission des affaires étrangères du Parlement français. "L'usage de la force demeure le seul moyen de mettre un terme définitif à la crise", a-t-il martelé. "Il n'y a pas d'autre alternative au recours à la force pour contenir la tragédie Laurent Gbagbo", a-t-il encore ajouté pour défendre sa thèse de la guerre. Il a, par ailleurs, insisté sur l'urgence de prendre une telle mesure si l'on veut éviter le pire. "Malheureusement, le temps n'est pas notre allié ; chaque jour qui passe est un jour de gagné pour le dictateur", a-t-il regretté.
Le camp Ouattara a donc pu livrer sa part de vérité aux députés français, parfaits relais du peuple de France. Ce privilège a été, par contre, refusé à Laurent Gbagbo. Qui est pourtant l'autre protagoniste (au même titre que Ouattara) de la crise ivoirienne. En effet, trois députés de l'Ump, issus du parti de Nicolas Sarkozy, ont été stoppés net dans leur élan d'écouter Laurent Gbagbo, longtemps vilipendé par la presse française. Ces députés, Yves Censi, Cécile Dumoulin, Jean-François Mancel, ont voulu passer outre les clichés, les procès d'intention. Il s'agissait, pour eux, de se faire une idée de la nature de la crise ivoirienne et de la personnalité de celui que le président français Nicolas Sarkozy s'évertue à présenter comme le diable. Il était prévu que ces parlementaires quittent la France le vendredi 4 février 2011 pour la Côte d'Ivoire. Ils devraient être de retour le lundi. Hélas, ils ont été empêchés d'effectuer ce voyage par Sarkozy, par le biais de Christian Jacob, le patron des députés UMP. "Je m'en suis expliqué avec eux parce qu'il y avait un risque évident d'exploitation de leur déplacement", s'est contenté de dire Christian Jacob à la presse. A la vérité, la raison était toute simple : il ne fallait surtout pas que ces députés découvrent ce qu'on a toujours caché aux français moyens.
S'ils étaient arrivés en Côte d'Ivoire, ils auraient su que le Conseil constitutionnel détient des preuves irréfutables sur les exactions des rebelles dans les zones centre, nord et ouest (Cno) de la Côte d'Ivoire, lors de l'élection présidentielle du 28 novembre 2010. Des actes commis au profit d'Alassane Ouattara dont ces hors-la-loi se sont toujours réclamés. Ils auraient eu entre leurs mains les films, les images des femmes violées, des hommes battus et de ceux qui sont morts des suites de leurs blessures. Tous ces faits sont à mettre à l'actif des rebelles de Ouattara. Qui ont agi ainsi pour détruire l'électorat de Laurent Gbagbo dans ces zones. Si les députés français étaient arrivés en Côte d'Ivoire, ils auraient pris connaissance de la fraude grossière organisée par les partisans de Ouattara dans les zones Cno. Ils se seraient, sans doute, aperçus que le nombre de votants est supérieur à celui des inscrits dans ces zones. Ils auraient su qu'en Côte d'Ivoire, "la tragédie", ce n'est pas Laurent Gbagbo comme veut le faire croire Ally Coulibaly, mais bien Alassane Ouattara. Lui qui déstabilise ce pays depuis 1993. Lui qui a expérimenté toutes les formes de violences (verbale et physique) afin de parvenir au pouvoir d'Etat. En vain. Lui qui a monté une rébellion armée, depuis le 19 septembre 2002 afin de s'imposer par la terreur. C'est d'ailleurs cette rébellion qui est à l'origine des malheurs de la Côte d'Ivoire. Puisque c'est elle qui a introduit la violence (inouie) dans le jeu électoral ; et a contraint le Conseil constitutionnel à invalider le vote dans des départements.
Le "dictateur", ce n'est donc pas Laurent Gbagbo, comme le dit avec légèreté Ally Coulibaly, mais bien Alassane Ouattara.

Serge Armand Didi
Notre Voie
Source: http://www.afriquejet.com

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article