Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Notre rédaction apprend du service de presse de l'Elysée que le cas de Simone Gbagbo et des autres prisonniers politique fut, au delà de discussions d'ordre économique, au menu de l'entretien entre Alassane Ouattara et François Hollande ce mardi soir (17h30-18h30 GMT) à l'Elysée à Paris.
Sur ce sujet, selon les informations recueillies dès la sortie, Alassane Ouattara aurait avant tout tenu à rassurer les autorités française en indiquant à plusieurs reprises les bonnes conditions de détentions de l'ensemble des prisonniers politiques de l'après crise dont l'ex première dame.
A la sortie de l'entretien qui selon nos informations s'est déroulé dans une très cordiale ambiance, Alassane Ouattara a indiqué à la presse depuis le perron de l`Elysée qu'une décision sur le transfèrement de Simone Gbagbo à la Cour pénale internationale (CPI) serait prise "dans les semaines ou les mois qui viennent" et que l'ex première dame pourrait être jugée jugée en Côte-d`Ivoire.
"Nous sommes en train d`examiner la question et nous ferons connaître notre position dans les semaines et les mois qui viennent", a déclaré dans le froid de l'hiver parisien, Alassane Ouattara.
Rappelons que Simone Gbagbo, comme de nombreux autres figures de l'ancien régime, est emprisonnée à Odienné depuis près de deux ans. Elle est visée par un mandat d’arrêt émis par la CPI en février 2011 et récemment rendu public pour des faits l'accusant notamment de crimes contre l`humanité commis durant la crise post-électorale.
Rappelons aussi que le cas du devenir des prisonniers politiques en Côte d'Ivoire avait été il y a peu, abordé par le secrétaire général du Fpi, Sylvain Miaka Ouretto, reçu à Paris par un conseiller du président français.
La situation du Mali a également été évoquée. Le Président en exercice de la CEDEAO, a souligné le caractère urgent de la question. Il a révélé être en phase avec François Hollande, "qui nous apporte son soutien sur ce sujet".
Alassane Ouattara a cependant précisé que la question malienne est d’abord et avant tout une question africaine. Dans ce cadre, il a dit toute sa détermination à mettre en place les structures décidées lors du dernier Sommet de la CEDEAO à Abuja. Il a également indiqué attendre une résolution de l’ONU sur le Mali.
Toutefois, pour le Président Ouattara, si le dialogue politique n’aboutit pas, une intervention militaire paraît indispensable.
Notons pour finir, qu'Alassane Ouattara a exprimé son optimisme quant aux résultats attendus de la réunion du Groupe Consultatif pour le financement du PND de la Côte d’Ivoire, qui se tient actuellement à Paris et aurait adressé à son homologue français, une invitation à venir à Abidjan
Mahoudi Innoncent
Source: http://www.koaci.com/