Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les partis d’opposition membres du Cadre permanent de dialogue (CPD) s’opposent à la tenue des élections couplées annoncées le 24 février prochain par la Commission électorale indépendante (CEI), au motif que le gouvernement ne respecte pas ses engagements.
« Nous constatons que le gouvernement tourne le dos au dialogue et s'engage une nouvelle fois de façon unilatérale dans le tripatouillage du code électoral et dans la violation des principes élémentaires de démocratie. C'est cette attitude désinvolte du gouvernement qui justifie et autorise la mise en garde, la protestation et la condamnation que nous formulons ici et aujourd'hui, » lit-on dans un communiqué produit par les responsables de ces partis politiques d’opposition excepté le Front populaire ivoirien (FPI).
Il s’agit du RPCI, de Cap-UDD, de Lider, de MNC Alter et de l’UDCY. Bien que mal représentés sur l’échiquier politique ivoirien, ces cinq partis dénoncent l’attitude du gouvernement qui fait modifier le code électoral. «Alors que les dates des élections sont fixées au 24 février 2013, le gouvernement décide, en décembre 2012, de la modification du code électoral, » précise le communiqué de presse.
Surpris selon eux, par cette « attitude cavalière » du gouvernement, les cinq formations politiques la refusent et la condamne avec fermeté, attirant tout de même l'attention de l’opinion publique nationale et internationale sur certains points. Notamment, la non légitimité de la CEI actuelle qui continue de conseiller le gouvernement. C’est pourquoi, ils exigent du président Ouattara qu’il respecte scrupuleusement la Constitution et ses propres engagements, qu’il rétablisse l’ordre public en procédant avant toute chose au désarmement des ex-combattants et à la sécurisation des biens et de personnes et qu’il sursoit à l’organisation des élections locales jusqu’à ce que toutes les conditions nécessaires à la tenue de scrutins réguliers, inclusifs et transparents soient remplies.
« Nous demandons à la communauté internationale, elle dont l’implication dans la résolution de la crise ivoirienne a été constante, de veiller à l’application et au strict respect de toutes les normes qui garantissent la démocratie et la sécurité en Côte d’Ivoire. Invitons les partis politiques de l’opposition et le peuple ivoirien à se mobiliser pour faire pression sur le pouvoir en place afin qu’il restaure chaque Ivoirien dans ses libertés et droits fondamentaux et respecte scrupuleusement les principes démocratiques, » conclu le communiqué.
Wassimagnon
Source: http://koaci.com