Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Attaques à répétitions, sentiment d'insécurité, président en voyage, président de l'assemblée nationale chef de l'armée, premier ministre écarté, en Côte d'Ivoire la situation devient de plus en plus inquiétante et comme ce jeudi on sert aux ivoiriens des "la situation est sous contrôle" ou encore "le calme est revenu" .
En effet, à la fréquence de frappe des assaillants le pays laisse apparaître ses failles, chaque jour qui passe est rythmé par un bruit d'attaque par ci par là qui maltraite un peu plus un climat de confiance laissé aux discours qu'embrassent la naïveté des convaincus.
Si les "ca va aller" sont d'habitudes en Côte d'Ivoire, l'insécurité permanente et la récurrences des attaques se soldent toujours par des affirmations "de tout va bien" qui laissent de plus en plus perplexes les observateurs quant à la maîtrise du pays par le nouveau régime dont on se demande de plus en plus s'il a conscience de ses carences voire de la volonté de les combattre.
Ce dernier, tiraillé entre forces armées pas sûres et animosité féroce d'une importante frange de la population, qui jusqu'à ce jour a pour seul ennemi celui qui a remplacé Laurent Gbagbo, semblerait être de plus en plus sujet à rendre palpable ses faiblesses sécuritaires, donnant au plus mal intentionnés, l'espoir d'un renversement possible.
Fort de ce qui apparaîtrait comme un aveuglement constaté, alors que peine à se remettre les populations victimes des attaques du jour à Dabou, choquées par l'intensité de la violence, nous nous apprêtons, comme presque tous les jours, à recevoir ce soir au journal de la RTI un message de " la situation est sous controle, le calme est revenu" et bien sûr le fameux "les enquêtes sont en cours".
En Côte d'Ivoire on a décidément parfois du mal à regarder la vérité en face et dans le monde réel, la population, celle qui vit constamment dans le pays et qui n'a, faute de moyen et de possibilité, nul part d'autre où aller vit avec une réalité qui pèse de plus en plus sur son moral et ses espoirs de tranquillité.
Amy
Source: http://www.koaci.com