Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Décidément, les frasques de DSK doublées de la « mésaventure » tunisienne de Michel ALLIOT MARIE empêchent les socialistes français de dormir dans la quiétude. En effet, Patrice HOUNSSOU-GUEDE, le maire d’Abomey-Calavi, colonel à la retraite séjournera dans la métropole lilloise à partir de ce lundi dans une délégation conduite par l’ancien Président du Bénin et Maire de Cotonou, Nicéphore SOGLO.
Ayant appris que Patrice HOUNSSOU-GUEDE fut l’ancien chef des services secrets (DSLD ou « Petit Palais ») du Général Mathieu KEREKOU pendant plusieurs années et accusé de tortures durant la période révolutionnaire, le Premier Secrétaire du PS, Martine AUBRY a, dans un premier temps, déconseillé la venue de la délégation béninoise. Motif invoqué par le N° 1 du Parti Socialiste français : elle ne voulait surtout pas être prise en photo avec le «barbouze», même reconverti en démocrate bon teint. Ce qui confirme à priori qu’elle sera bien candidate aux primaires des socialistes.
Il a fallu la sagacité des «experts» africains pour expliquer à la dame de fer du PS que le Général KEREKOU fut élu démocratiquement à la tête du Bénin par deux fois et que même le Président François MITERRAND lui serra la poigne au sommet de la Baule. De même que le «barbouze» reconverti fut élu démocratiquement par ses électeurs à la tête de la plus grande métropole du Bénin après Cotonou. Il faut rappeler qu’avant sa nomination comme Directeur des Services de Liaison et de la Documentation (DSLD), pendant environ huit années successives, Patrice HOUNSOU GUEDE fut l’un des éléments clés du système de renseignements pendant la période révolutionnaire d’un triste parti unique. A l’époque, Patrice HOUNSOU GUEDE s’était illustré au Bureau 2 communément appelé B2, sous un certain COOVI de triste mémoire. C’est à cette époque où beaucoup de crimes furent commis. Toutefois, Patrice HOUNSOU GUEDE n’a jamais fait l’objet de poursuites judiciaires pour les actes horribles dont plusieurs Béninois étaient victimes, particulièrement les vaillants membres du Parti Communiste de Dahomey (PCD) dont le président sera inhumé l’an dernier dans le plus regrettable anonymat.
Vivement que les socialistes français se réapproprient les réalités du village franco-africain !
Contexte: Présentation générale du projet
L’Agglomération de Cotonou regroupe les communes de Cotonou (département du Littoral), Abomey-Calavi (département de l’Atlantique) et Sèmè-Podji (département de l’Ouémé). Elle est située au sud du Bénin et s’étend sur une superficie totale de l’ordre de 825 km².
La population totale de l’Agglomération est estimée en 2007 à environ 1.270.000 habitants avec une population urbaine d’environ 1.080.000 personnes (taux d’urbanisation de 89,5% pour 38,9% au niveau national).
La croissance démographique de l’agglomération, supérieure à la tendance nationale, est marquée par le boom démographique des quinze dernières années à Abomey-Calavi (+ 9%) et Sèmè-Podji (+6%), pendant que Cotonou a vue sa progression démographique ralentir. Si cette tendance se poursuit, la majorité de la population urbaine de l’Agglomération vivra à moyen terme hors de Cotonou. C’est un espace globalement attractif (plus de la moitié des arrivées pendant les dix dernières années) avec une migration en majorité urbaine : six migrants sur dix vivaient dans une ville secondaire avant d’arriver dans l’agglomération. Les motifs de migration sont généralement la recherche d’emploi, le regroupement familial, et la poursuite d’études.
L’agglomération s’organise autour de trois pôles d’activité dont les zones d’influences sont nationales. Le principal est situé à Cotonou, centre géographique de l’agglomération et est structuré par : (i) une zone commerciale et d’entrepôt (développée autour du marché international Dantokpa et du marché Ganhi) et une zone de grands équipements abritant la Présidence de la République. Le second est situé à Sèmè-Podji et constitue un « espace » d’activités comprenant notamment la zone franche industrielle. Le troisième pôle est le pôle universitaire d’Abomey-Calavi, principal pôle d’enseignement supérieur du pays.
La plupart des principales fonctions susceptibles de fonder le développement d’une ville se retrouvent donc au niveau de l’agglomération de Cotonou, ce qui explique son attractivité sur l’ensemble du pays et même au-delà des frontières nationales.
Cependant, en matière d’aménagement urbain, et ce malgré l’existence de documents de planification, l’agglomération est caractérisée par le manque de mise en œuvre d’une politique cohérente en matière de planification et de gestion du développement urbain. Cette absence de contrôle de l’occupation spatiale a été préjudiciable. En effet, la croissance urbaine dans l’agglomération est caractérisée par l’occupation anarchique des zones impropres à l’habitation (zones basses, exutoires des eaux, berges etc.). Elle a également généré une ville dont l’organisation est peu lisible, marquée par l’absence de points forts et donc de zones d’attraction indispensables à son équilibre.
Cette agglomération, peu structurée, dépassera les deux millions d’habitants en 2015, sans que les infrastructures et services à la population suivent au même rythme.
Le projet d’appui à l’agglomération de Cotonou (PAACO) a pour objectifs d’améliorer le fonctionnement de l’agglomération par la création d’infrastructures et d’équipements et d’appuyer les trois communes qui la composent dans la maîtrise de leur développement, en renforçant leurs capacités et en soutenant la mise en œuvre d’une dynamique intercommunale.
D’un montant total de 13,15 millions d’euros, il comporte quatre composantes répondant aux principaux enjeux du développement de l’agglomération. Le financement de l’AFD prend la forme d’une subvention de 11 millions d’euros à la République du Bénin.
la problématique intercommunale
La conurbation « Abomey-Calavi – Cotonou – Sèmè-Podji » domine le réseau urbain du Bénin, et constitue un pôle majeur national et régional de plus d’un million d’habitants avec une croissance démographique élevée.
Bien que ces trois communes partagent les mêmes défis de développement, il faut noter l’absence d’un cadre institutionnel pour la gestion de l’intercommunalité et pour la mise en place de politiques communes ou cohérentes de développement durable partagé.
Face à cela, le projet PAACO a contribué à financer au côté d’autres bailleurs de fonds la formulation d’une stratégie de développement urbain pour l’agglomération (City Development Strategy – CDS), suite à l’initiative conjointe d’un partenariat entre l’Alliance pour l’Avenir des Villes d’une part, l’agglomération (communes de Cotonou, Abomey-Calavi et Sèmè-Podji) et l’Etat du Bénin (Ministère en charge de l’habitat et de l’urbanisme) d’autre part.
Le diagnostic de l’Agglomération révèle que les trois communes ont des défis communs à relever auxquels elles ne peuvent faire face seule. Qu’il s’agisse de la question des déchets, de la gestion du foncier ou de la mobilité urbaine, il apparaît clairement que les principales problématiques de développement impliquent une coordination à l’échelle des trois communes. Or il n’existe aujourd’hui aucune structure de concertation intercommunale bien que la coopération entre les trois communes de l’agglomération, aujourd’hui effective, s’articule autour de programmes et projets dont le champ couvre les trois communes.
C’est pourquoi le projet appuie fortement cette démarche de coopération intercommunale. L’objectif est la création d’une structure de coopération intercommunale, sans présager de son statut ni de ses compétences.
Il convient de mentionner les avancées de ces dernières années, en termes d’actes forts traduisant la volonté politique partagée et l’engagement des maires dans une démarche d’intercommunalité :
- la participation conjointe aux organes de pilotage du Projet SDAU (schéma directeur d’aménagement et d’urbanisme) du Grand Cotonou
- la prise de deux arrêtés intercommunaux mettant en place le dispositif (Comité de Coordination et Cellule Technique) du Projet d’Elaboration de la Stratégie de Développement Urbain de l’Agglomération de Cotonou puis la validation de cette stratégie CDS (prenant en compte pour une grande part l’intercommunalité) lors d’un atelier national en décembre 2009,
- la coopération des communes dans le cadre du Projet d’Appui à l’Agglomération de Cotonou (PAACO)
- le vote par la cour Constitutionnelle du Bénin le 13 août 2009 d’une loi portant modalités de l’intercommunalité en république du Bénin, ce qui constitue une étape décisive dans la formalisation du cadre institutionnel.
La vision de développement de l’agglomération, axée sur l’intercommunalité, a été exprimée comme suit dans la stratégie CDS :
«L’agglomération est, en 2020, gérée dans une approche d’intercommunalité pour une urbanisation harmonieuse, un développement économique et social performant et équilibré, et jouant un rôle aux niveaux national et sous-régional au bénéfice de tous les habitants des communes de Cotonou, Abomey-Calavi et Sèmè-Podji »
Cependant, il faut noter les faiblesses suivantes :
- l’inexistence de cadre formel de concertation intercommunale au niveau de l’agglomération ;
- le faible niveau de fonctionnement des mécanismes d’information ascendante (des populations vers le maire) ;
- le faible degré de fonctionnement des Conseils d’Arrondissement ;
- la faible implication des chefs de quartier dans la gestion des affaires communales ;
Il ressort du diagnostic réalisé dans le cadre de la CDS que le contrôle de l’occupation des sols, la mise en œuvre d’une politique cohérente en matière de planification et de gestion du développement urbain, impliquant la mobilité urbaine et la gestion des déchets, ainsi que l’amélioration et le développement de l’habitat, constituent des problématiques essentielles pour le développement durable de l’intercommunalité.
RESULTATS ATTENDUS DE CES ECHANGES
Objectifs
- En termes de gouvernance : s’inspirer du processus de mise en place de l’intercommunalité lilloise pour concrétiser l’intercommunalité de Cotonou et cerner les enjeux de gouvernance d’une intercommunalité en termes de contraintes et de mise à disposition des moyens.
- Obtenir des clés pour mettre en œuvre les stratégies urbaines de l’agglomération en termes de transports, de déchets et de foncier.
Alain de SOUZA (Corr. Permanent à Paris)
Source: http://www.lautrefraternite.com