Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Longtemps attendu, le premier gouvernement de Yayi 2 est connu depuis samedi. Cette nouvelle équipe analysée sous toutes les coutures et l’on constate la présence d’aventuriers, de traîtres et de redoublants.
Boni Yayi vient de faire le premier gouvernement de son deuxième mandat. Si certains pensent que c’est un bon gouvernement au regard de son look, avec 25 partants, d’autres sont d’avis contraire. Leurs récriminations découlent du fait qu’au lieu de gouvernement d’ouverture, on n’a rien vu qu’une alchimie d’un autre âge.
Cependant, beaucoup déplorent la nomination de certaines personnalités dont l’expertise n’est plus à démontrer mais dont les noms, ces derniers temps frustrent plus d’un.
Dans ce lot, il y a Arifari Bako. En effet, la nomination du superviseur de la CPS-Lépi à la tête de la diplomatie béninoise serait le résultat des compromissions électorales qui ont laissé en rade 1,3 million de Béninois. Après la polémique sur la ‘’boîte noire de la Lépi’’, nommer Bako, selon des Béninois c’est récompenser la ‘’traitise’’.
Membre de la RB, le désormais ancien maire d’Abomey est ministre de l’Environnement et de l’urbanisme. Ce faisant, à travers son parti qui est plus ou moins membre de l’Union fait la Nation(UN), c’est le mot ‘’traitre’’ qui est sur toutes les lèvres bien que Blaise Ahanhanzo Glèlè ait des qualités professionnelles intrinsèques et indéniables pour diriger ce ministère. Après lui, il y a ceux là qui font leur baptème de feu dans le gouvernement de Boni Yayi. Entre autres, on peut citer, Didier Akplogan, Benoît Dègla, Eric N’da, sans oublier le lot des femmes qui sont entrains de faire leurs premières expériences. A présent nommés, la balle est dans leur camp comme on le dit vulgairement. A eux de montrer de quoi ils sont capables, si le chef de l’Etat avait de bonnes raisons de les nommer ministre. Aussi pour un bon début se doivent-ils de former leur cabinet et d’insuffler une nouvelle dynamique à leur département afin de ne pas paraître comme des aventuriers aux yeux des populations.
Aussi, dans ce même gouvernement, on a à faire avec des redoublants. Ils ont encore mérité la confiance du chef de l’Etat comme les anciens mis à part les ministres Koupaki et Ndouro qui sont les vieux de la vieille, bref, de la vieille garde ministérielle.
Enfin pour boucler la boucle, comment ne pas souligner le come –back de ces deux anciens ministres de Mathieu Kérékou que sont Dorothée Gazard et Me Marie-Elise Gbèdo. La première redécouvre un ministère qu’elle connaît très bien tandis que la seconde avait été ministre du commerce. En cela, elles sont des revenants.
Toutefois, nous souhaitons bonne chance à tous les ministres afin que ce beau monde œuvre pour le développement de la Nation.
Johnson Z. OLOKIKI
Source: http://www.24haubenin.com