Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le service n’a pas repris dans l’administration publique ce lundi matin comme annoncé par Gnamien Konan, ministre de la Fonction Publique. Les bureaux sont restés fermés a constaté koaci.com.
Les fonctionnaires d’Etat n’ont pas répondu présents à l’appel de Gnamien Konan. Ils sont restés chez-eux, abandonnant leurs lieux de service. C’est du moins le constat fait par koaci.com ce lundi au Plateau avec la fermeture de la quasi-totalité des services dans les ministères. En revanche, la poignée de fonctionnaires qui a pu se déplacer ce jour, ne s’est pas mise à la tache.
Dans la citée administrative, c’était par groupuscules et par affinités qu’étaient rassemblés ces quelques fonctionnaires, revivant certainement les dernières heures de la crise post-électorale. C’est la même ambiance qui a prévalu lors de notre passage au Ccia, à l’immeuble Caistable, au Postel 2000, à l’immeuble Ciam où sont logés des ministères. Des impacts de balles étaient néanmoins encore visibles sur certains de ces édifices suscités, notamment le Ccia, et les tours administratives. C’est donc un centre des affaires défiguré et calme alors que d’ordinaire grouillant de monde qui s’offrait à tout visiteur ce lundi matin. Une forte présence des éléments des Frci était cependant visible sur les artères du Plateau contrôlant les entrées et les sorties des véhicules. Cette présence massive de ces personnes en arme aurait selon nos observations, dépeint sur les activités commerciales de la commune, puisqu’à l’exception de l’ancien magasin cash , tous les autres avaient baissé rideau. Par ailleurs, à Adjamé, la vie a repris ses droits avec l’ouverture au 1/3 des magasins qui longent le boulevard Nangui Abrogoua. « Nous allons rouvrir progressivement, a indiqué un commerçant. Néanmoins nous constatons une trop forte présence d’hommes en armes. On ne sait plus qui est qui.» Les inquiétudes de ce commerçant qui a voulu garder l’anonymat sont légitimes, puisque ce sont ces hommes en arme se réclamant des Frci qui continuent de piller magasins et domiciles à Yopougon au grand dam de la population.
Rappelons que les policiers et les gendarmes devaient reprendre le travail ce lundi selon le gouvernement ivoirien. La reprise des cours est elle officiellement annoncée pour le 26 avril.
Si les volontés de retour à la normal semblent habiter la classe politique ivoirienne, la réalité du terrain reste pour l'heure quasi inchangée, insécurité, plus d'argent et exode continuent d'alimenter les inquiétudes des ivoiriens et des observateurs.
Wassimagnon; Koaci.com Abidjan
Source: http://www.koaci.com