Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
La réouverture des classes a eu lieu ce mardi matin à Abidjan. Elèves et enseignants ont néanmoins manqué à l'appel du ministre ivoirien de l'éducation nationale.
L'appel du ministre Kandia Camara n'a pas eu d'écho favorable auprès des élèves et des enseignants à Abidjan. Beaucoup d’entre eux n'ont pas repris le chemin de l'école, alors que cette rentrée marque un signal fort en vue d'un retour à la normale dans le pays. Il était difficile ce mardi matin de dire avec exactitude le nombre d'élèves et d'enseignants qui ont pris le chemin des classes. En revanche, koaci.com a pu constater sur le terrain que cette rentrée était plutôt symbolique, puisque, les 3/4 des établissements scolaires, secondaires, privés ou publics visités étaient fermés dans les communes de la capitale économique, sillonnées. D'Abobo à Adjamé en passant par Koumassi, les quelques rares établissements qui ont rouvert avaient leur monde au tiers, que se soit le personnel enseignant, ou les élèves. Face à cette ambiance, des fondateurs ou des directeurs d'écoles ont demandé à leurs élèves venus répondre à l’appel du ministre de regagner leurs domiciles et de revenir le lundi prochain. Cette défection serait justifiée selon nos observations, en témoigne les déclarations de certains enseignants se réclamant du Front populaire ivoirien (Fpi), parti du président déchu. "Nous ne pouvions pas reprendre les cours ce mardi dans les conditions d'insécurité actuelle que nous connaissons tous, a déclaré un enseignant du primaire. Nous sommes recherchés partout à Abidjan par certains de nos collègues qui ont transféré la politique à l'école." Vrai ou faux! Son avis est entièrement partagé par un autre enseignant du secondaire militant du même parti. "C'est la chasse aux enseignants Fpi. Des collègues du Rhdp nous envoient des Sms de menace de mort. Nous sommes nombreux à avoir reçu ces messages. C'est dans cette atmosphère qu'on nous demande de reprendre les cours. Certains camarades sont partis hors du pays pour se chercher de peur de se faire assassiner un matin," a insisté K.K qui a pour ambition de fuir également le pays dans les prochains jours. En dépit des menaces de mort, les enseignants du Fpi tout comme ceux du Rhdp sont aujourd'hui confrontés à un seul et même problème, celui des finances. C'est aussi le cas de ce parent d'élève que koaci.com a joint au téléphone ce mardi en cette rentrée des classes. "Nous n'avons plus d'argent pour payer le transport de nos enfants. Certainement qu'après les virements des salaires, ils reprendront le chemin de l'école. Pour l'heure, nous sommes incapable de les assister, ils sont avec nous à la maison," a martelé ce parent d'élève, prenant tout de même à contre pied le ministre ivoirien de l'éducation nationale assurant la veille au cours d'une émission télévisée que tout est prêt pour la rentrée. «Kandia Camara a affirmé que toutes les conditions étaient réunies pour la rentrée, mais elle a oublié l’essentiel, » a insisté ce dernier.
Outre cette assurance le ministre a par ailleurs confirmé que les parents d'élèves avaient massivement fait leur retour à Abidjan, notamment à Abobo pour permettre à leurs progénitures de retourner à l'école. Alors que des tirs à la kalash ont été entendus par la population ce mardi matin dans les périmètres de la casse d’Abobo. A Yopougon se sont des tirs à l’arme lourde qui ont tonné à Siporex suite à des affrontements entre miliciens et Frci.
Wassimagnon, Koaci.Com Abidjan
Source: http://www.koaci.com