Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
En attendant que la commission vérité réconciliation dialogue ne se mette en action, des commerçants divisées à cause de la politique se regardent désormais en chien de faïence dans les marchés de la capitale économique.
La politique est en passe de diviser les commerçantes sur les marchés de la capitale économique de Côte d'Ivoire. L'harmonie qui existait entre ces dames a pris un sérieux coup, d'où la création de deux camps, notamment celui du Rhdp et de la Lmp. C'est dans cette ambiance que les commerçantes exercent désormais leurs activités commerciales.
Cette division ne daterait pas d'aujourd'hui, selon des témoins affirmant qu' elles a vu le jour avec l'arrivée des réfondateurs au pouvoir. Néanmoins, elles déplorent qu'avec Ouattara au pouvoir, des commerçantes se réclamant proches du Rhdp ont décidé de rendre la monnaie à leurs sœurs de la Lmp, les dépossédant des places qu'elles occupent dans certains marchés, comme ce fut le cas avec Laurent Gbagbo.
Malheureusement, selon nos sources ces femmes commerçantes se réclamant du Rhdp et pour la plupart d'origine malinké feraient également du tort à certaines de leurs alliées, notamment les femmes akan. Conséquence, mardi dernier une bagarre aurait éclaté selon des commerçants dans le marché d'Aboboté dans la commune d'Abobo entre deux groupes de femmes alors qu'elles appartiendraient toutes au Rhdp. Selon nos investigations, un problème de redistribution de place seraient à l'origine de cette bagarre qui a vu l'intervention des Frci pour concilier les deux parties. "Elles se disputent la place qu'occupait une commerçante qui n'a pas encore fait signe de vie depuis que la crise est finie," a confié une autre commerçante qui, plus tard a révélé que la dame qui n'a pas encore retrouvé sa place a peur de se faire frapper par ses camarades parce qu'elle aurait battu campagne pour Gbagbo. Outre l'occupation illégale des places de certaines commerçantes dans des marchés, un autre phénomène aurait vu le jour. "Aujourd'hui, des commerçantes ne se saluent plus prétextant qu'elles ont rompu les liens," a expliqué une commerçante de pagne au grand marché de Marcory. Tout en gardant l'anonymat, elle a par ailleurs dénoncé le fait que des commerçantes ne se rendent plus de service dans les marchés. "On ne se fait plus la monnaie à cause de la politique. Chacun reste cloîtré dans son magasin," a-t-elle regretté. Des scènes similaires seraient récurrentes dans la plupart des marchés, selon des indiscrétions.
Pour l'heure, les hommes eux, restent en marge de ces querelles de femmes sur les marchés. Leur silence va durer combien de temps. Certainement que les autorités se pencheront véritablement sur ce problème qui risquerait d'avoir des répercutions sur la réconciliation nationale souhaitée par tous.
Wassimagnon, Koaci.com Abidjan
Source: http://www.koaci.com