Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Malabo, théâtre du 17ème sommet des chefs d’Etat de l’union africaine qui se termine ce vendredi a été l’occasion pour le président ivoirien de glisser des demandes d’aide à ces homologues voisins. En effet, selon nos informations émanant de deux sources présidentielles, l’une togolaise et l’autre Béninoise, toutes deux présentent à Malabo lors du sommet, qui se sont confiées à KOACI ce vendredi soir, nous apprenons que le président ivoirien a insisté lors des audiences en marge du sommet sur la coopération des états dans le cadre des enquêtes sur les présumés coupables de crimes et délits commis lors de la période de la crise post électorale.
Si la volonté de l’extension du gel des avoirs des 251 personnes présumées coupables a été une des mesure formulée lors du dernier conseil des ministres, nous apprenons de nos sources que cette proposition aura été un des points abordé par le président Ouattara qui compte bien s’assurer de l’entière collaboration des pays voisins, refuge pour l’heure d’un grand nombre des recherchés de l’ancien régime.
Nous apprenons que, sur cette question de la traque aux présumés coupables, présent dans ce cas au Bénin ou au Togo, l’affaire serait, au niveau du sommet de l’Etat de ces derniers, un sujet très sensible et mené avec extrême prudence. Les présidents Boni et Gnassingbé seraient actuellement à la manœuvre et auraient livré un nombre important de renseignements concernant certains recherchés présents dans leurs pays respectifs, apprenons nous de nos sources qui, les deux, ne citeront aucun nom par mesure de sécurité.
Toujours selon nos informations, si la coopération semble être active et efficace entre la Côte d’Ivoire, le Bénin et le Togo, celle du Ghana n’apparaît pas évidente à cette heure et l’opacité des autorités ghanéennes à notre niveau sur la question en témoigne.
À l'image des rapports entre Ouattara et le président de l'Union africaine, Obiang Nguema, la guerre froide entre le Ghana et la Côte d’Ivoire aura été une fois de plus remarquée lors du sommet. Tout indique que le frontalier, refuge de prédilection d’un grand nombre des traqués, civils comme militaire, ne soit prêt à extrader ou gelés les avoirs de ces derniers, cette attitude serait, dans l'ombre, encouragée par le président Equato-Guinéen, éternel soutien de poids de l'ancien régime.
Amy, KOACI ABIDJAN
Source: http://www.koaci.com