Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le président de l’Assemblée nationale dérangerait-il désormais à ce point le Fpi à l’observation de la campagne de flingage médiatique qui lui est réservée par une presse bleue ressuscitée depuis plusieurs semaines, tout l’indique.
En effet, à l’apothéose du vide médiatique toute démarche progressive semble banni du côté des apparatchiks de Gbagbo et Mamadou Koulibaly se retrouve de plus en plus à l’étroit voyant l’étau du parti se resserrer sur lui.
Difficile pour une base qui lui a toujours été hostile de s’aligner désormais sur la ligne d’ouverture du député de Koumassi. En effet, Mamadou Koulibaly reste avant tout un « nordiste » et d’autre part à commis l’irréparable erreur d’établir un dialogue constructif avec Alassane Ouattara qui lui a par ailleurs donné sa confiance en le reconduisant au perchoir de l’assemblée dans la dynamique entamée de la réconciliation. Une démarche qui lui vaudra le foudre de la base ethnique de l’ouest ivoirien du Fpi à la réputation haineuse, pleine d’aigreur et qui, sans surprise pour les observateurs aguerris, refuse jusqu’à présent toute idée de dialogue avec les nouvelles autorités ivoiriennes.
Pourtant l’économiste Mamadou Koulibaly, qualifié à ce jour de « traître » par les durs du Fpi, apparaît comme le potentiel réformateur la gauche ivoirienne. Cette dernière, ébranlée, pourrait se voir offrir au-delà du relooking un renouveau idéologique susceptible de lui ouvrir un spectre plus large au niveau de l’électorat. En témoigne son attitude lors de la crise post électorale qui lui vaudra même une sympathie du côté des sympathisants Rhdp. Sa capacité de réussir ce pari provoque sans nul doute une frayeur dans le cercle de l’ancien président de la république qui articule en catimini le spectre de la vengeance.
Le natif d’Azaguié au fil du temps a abandonné son attitude radicale qui lui faisait alors défaut. Tout indique que cette dernière semblait être une obligation pour exister et se faire accepter dans ce parti où l’on se distingue par l’intensité de l’association voix-bétise.
Mamadou Koulibaly crie moins, raison pour laquelle sans nul doute il se distingue, l’heure est peut-être venu pour voler de ses propres ailes. La création d’un nouveau parti pourrait gommer les coups bas anachroniques du mécontentement clanique et rassembler la face cachée des nombreux militants progressistes du camp Gbagbo qui souhaitent eux aussi tourner la page et avancer en prenant part utilement dans le débat politique de cette « nouvelle Côte d’Ivoire ». En effet, avec la mise en lumière des agissements de l’ancien régime, une grande partie des militants du Fpi constate amèrement les dérives de la refondation que Mamadou Kouliably avait commencé à dénoncer peu avant l’élection. L’entourage de Gbagbo ne lui pardonnera jamais.
Entre division ou renouveau, selon nos informations, Mamdou Koulibaly n’a que faire de cette fronde orchestrée et tend bien ignorer toute ingérence dans sa nouvelle démarche politique.
Amy, Koaci.com Abidjan
Source: http://www.koaci.com