Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Des éléments des Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) continuent de pourchasser les partisans du président déchu, selon le dernier rapport d'Amnesty international appelant le président de la république, Alassane Dramane Ouattara à mettre un terme aux exactions qui se poursuivent dans certaines communes. Alassane Ouattara qui par ailleurs est arrivé ce mardi soir en France pour le sommet du G8.
L'ong accuse les Forces républicaines de Côte d'Ivoire (Frci) de commettre des exactions contre les partisans de Laurent Gbagbo. Dans son dernier rapport l'organisation des défenses des droits de l'homme demande au président de la république " de donner un ordre immédiat à ses forces de mettre un terme à ce qui se passe et à juger les auteurs". Amnesty international prévient que si Ouattara ne prend pas ses responsabilités, la Côte d'Ivoire va aller vers de nouvelles violences. "On est loin d'une réconciliation. Que Ouattara reconnaisse la responsabilité de ses forces et qu'il suspende les responsables dans l'attente d'un procès. Qu'il protège la population encore en brousse dans les camps de déplacés qui n'osent pas rentrer chez elles," averti, Salvador Sagès. Revenant sur l'implication des Frci dans les massacres de Duekoué, ouest de la Côte d'Ivoire, Salvador a été ferme. "Nous avons interrogé plus de 100 personnes. Elles ont tous dit que les gens qui ont tué avaient des uniformes des rangers avaient des voitures. Le jour du massacre de Duékoué, le 29 mars, toute la ville était aux mains des Frci. Ils étaient responsables de ce qui se passait là. La responsabilité des Frci n'est plus aucun doute ».
Le dernier rapport de l'Organisation des défenses des droits de l'homme met également en cause, la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire. Elle dénonce l'inaction de l'onuci qui aurait fait preuve de négligence dans le massacre des 800 guérés.
Par ailleurs, les forces pro-Ouattara sont indexées dans l'assassinat d'un journaliste à Yopougon, par l'association française reporter sans frontière (RSF) qui affirme que Sylvain Gagnéto journaliste de "radio Yopougon", connu pour être proche de l'ancien régime, aurait été arrêté, selon Rsf, lors d'un ratissage à Yopougon, et tué avec d'autres personnes par des éléments des Frci.
Tout indique à cette heure selon nos informations que ce dernier n'aurait pas été victime de son "statut" de journaliste, prenant activement part à la résistance pro Gbagbo armée d'alors.
Une victime de plus parmi les nombreuses autres anonymes qui auraient pu, par toute évidence, éviter un embrigadement qui progressivement se révèle aux yeux de ceux qui ont survécu, comme vain et sans fondement compte tenu du dossier "Gbagbo" qui dévoile petit à petit ses secrets et ses failles obscures.
Wassimagnon, Koaci.com Abidjan
Source: http://www.koaci.com