Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le moins que l’on puisse dire c’est que la Casamance n’est pas en paix. Il ne se passe pas un jour sans que les populations ne soient victimes d’actes de violence de toutes natures. Dans la nuit de samedi à dimanche, des rebelles ont encore fait une incursion dans la communauté rurale de Yaran. Bilan : quatre personnes blessées dont le chef du village.
Les rebelles continuent de hanter le sommeil des populations de la Casamance :ils ont encore orchestré dans la nuit de samedi à dimanche entre 00h et 3h du matin une attaque. Ils ont pillé des magasins et boutiques, emportant des marchandises. Ce sont des hommes armés ; ils étaient au nombre de vingt personnes. A leur passage, hier ,nuit,ils ont blessé quatre personnes dont le chef du village de la communauté rurale de Yaran.
Après leur sale besogne, ils se sont dirigés en Guinée Bissau pour se réfugier.
Cette situation d’insécurité chronique interpelle la responsabilité du gouvernement sénégalais qui prétend contrôler la Casamance. On nous chante tous les jours que la Casamance est en paix et que la guerre est finie. Mais , les observateurs avertis s’interrogent sur la nature de cette paix ou les deux belligérants restent armés et où la liberté de mouvement des populations est limitée. Mieux, l’armée censée assurer la sécurité partout sur le territoire n’est pas libre de se déployer partout de peur de se faire tirer dessus par des rebelles plus que jamais déterminés à consacrer la partition du Sénégal.
Face à cette situation d’insécurité chronique,il est temps de mettre fin à cette guerre qui a trop duré .
Dans un pays de droit la sécurité des populations incombe avant tout à l’Etat à moins que cet état ne soit défaillant pour des raisons d’incapacité militaire .
Le gouvernement sénégalais ne contrôle plus rien en témoigne l’impunité dont jouisse les auteurs d’actes de violences sur les populations civiles.
Des négociations qui sont au point-mort, les dernières remontent à février 2005, un peu plus d'un an après la signature, en décembre 2004 d'un accord de paix présenté comme "historique". Le président Wade, au pouvoir depuis plus de dix ans, avait très brièvement évoqué la situation en Casamance dans ses vœux de la fin de l'année 2010, en affirmant que SON gouvernement demeurait "disposé au dialogue" avec le MFDC, malgré les "derniers évènements regrettables". Il avait aussi demandé à son gouvernement de lui proposer dans les "meilleurs délais un programme d'urgence" de réinsertion d'anciens rebelles indépendantistes casamançais pour aider à juguler le regain de violences actuel. Un chef politique du MFDC, Ansoumane Bais, avait à l’époque écrit à l'Union africaine (UA) pour demander l'organisation d'un référendum d'autodétermination en Casamance, où le conflit entre indépendantistes et Etat sénégalais a débuté en 1982.
La situation est alarmante : que les autorités éteignent le feu avant qu’il ne soit tard. Le dialogue sincère est primordial ;que la Gambie et la Guinée Bissau arrêtent de jouer le Sénégal. Car, les rebelles se refugient toujours vers ces pays.
Malickou Ndiaye, KOACI DAKAR, copyright©koaci.com
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