Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Au lendemain de la débâcle des Ecureuils du Benin face à l’ogre ivoirien 2-6, les langues se délient sérieusement et des sanctions tombent déjà depuis hier. Plus rien ne sera comme avant. Il y aura un avant et après 5 Juin 2011 dans l’histoire du football béninois.
«Achèkèdrome» de Sikèkondji ce lundi matin à Cotonou. Les séquelles de la large victoire des Eléphants sont encore visibles. La joie continue de marquer les quelques ivoiriens qui fréquentent le lieu. «Oh Yako aux béninois. Ils n’ont qu’à prendre leur mal en patience. La Côte d’Ivoire c’est la Côte d’Ivoire !!!» s’est l’un d’entre eux visiblement encore sous le charme de la déculottée infligée aux Ecureuils. La tenancière du coin, une béninoise ayant vécu autre fois dans le pays d’Ado est divisée. Si elle ne donne pas son avis, le constat est que cette qualification de la côte d’Ivoire a fait augmenter son chiffre d’affaire en quelques heures donc elle ne peut que s’en réjouir.
Mais si, les ivoiriens de Cotonou sont en joie, les béninois eux se sont réveillé aujourd’hui et continuent de ne pas croire ce qui leur est arrivé ce dimanche au stade de l’Amitié de Kouhounou de Cotonou où la barque de l’équipe nationale à pris sérieusement de l’eau. Un taximan qui fait le tronçon Cotonou Lokossa ne s’en revient toujours pas. «A 3-0, j’avais quitté le stade parce que c’était trop pur moi mais juste le temps de prendre mon véhicule on était à 6-2. Franchement c’est invraisemblables pour moi» déclare t-il l’ère abasourdi. A l’image de ce dernier les milliers de béninois pensent toujours être en train de rêver. Les sportifs de Lokossa rencontré dans cette matinée dénoncent la crise latente qu’il y a au sein de la fédération béninoise de football et qui plombe le sport roi depuis plus de 7mois. Pour Anani Gankpè, Moucharaf Anjorin doit démissionner dans les heures ou les jours qui suivent. Un autre applaudit déjà le nouveau ministre de la Jeunesse des Sports et Loisirs, Didier Akplogan.
En effet, à l’issue de la rencontre hier et sur instruction du président Boni Yayi, le ministre a dissout l’encadrement technique de l’équipe nationale dirigé par l'infortuné Fortuné Glèlè jusqu'à nouvel. «Il faut même qu’il suspende la fédération aux risques de ne plus participer aux compétitions internationales » ajoute ce dernier. «La refondation doit passer par là aussi» conclu-t-il
Sékodo, Koaci.com Cotonou
Source: http://www.koaci.com