Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Malgré une pompeuse victoire du vieux président Paul Biya de 78 ans (avec 77,989%), Barack Obama, le président de la plus grande puissance du monde ne lui a pas adressé des lettre de félicitation.
Au Cameroun, le lendemain de l'élection présidentielle du 9 octobre 2011, l'on a scruté le courrier présidentiel pour voir les lettres de félicitation au président Biya qui cumule 30 ans de pouvoir suprême. Avec la logique d'y voir une légitimité internationale. Le constat évident est que les Etats-Unis qui n'ont pas souhaité que Paul Biya soit candidat et reste encore plusieurs années de plus à la tête du pays, ont choisi de ne pas adresser une lettre de félicitation au dictateur camerounais. Et, c'est le cas de plusieurs pays anglosaxons.La position américaine sur ce "scrutin de la honte" comme qualifié par certains médias locaux est connu. «Beaucoup reste à faire pour améliorer la confiance du public vis-à-vis du processus électoral» a martelé l'ambassadeur américain Robert P. Jackson lors d'une rencontre avec la société civile camerounaise. Le diplomate américain s'était défendu de s'ingérer dans les affaires du Cameroun. «Promouvoir la démocratie et la société civile à travers le monde n’est pas une forme d’ingérence. C’est tout simplement une façon de partager notre vision de ce que nous souhaitons pour tous les peuples du monde (…). La stabilité et la paix ne sauraient s’inscrire dans la durée quand un gouvernement sert ses propres intérêts au détriment des citoyens qu’il gouverne» a déclaré Robert P. Jackson. Des propos qui ont provoqué une colère noire du ministre chargé des Relations avec les assemblées, Grégoire Owona. «Même à son esclave on ne parle pas comme cela, encore moins à son valet de chambre» a-t-il déclaré
Injonctions de la France et de l'Union européenne
Contrairement aux pays du Commonwealth qui ont décidé de ne plus s'acoquiner avec le régime vieillissant de Yaoundé, la France et l'Union européenne ont choisi de féliciter le vieux président. Seulement, les correspondances de la France et de l'UE ont plutôt sonné comme des injonctions. "Je connais votre intension, annoncée pendant la campagne électorale, de parachever SANS PLUS TARDER la mise en place des institutions prévues par la constitution de 1996" a écrit le président français Nicolas Sarkozy "Celles-ci seront le gage d’un pays stable" a ajouté Sarkozy. Le président français a aussi instruit son homologue d'organiser des élections plus crédibles. "Par ailleurs, alors que votre pays connaitra de nouveau des élections en 2012, je ne doute pas que vous saurez, d’ici là, mettre en œuvre les réforme et les moyens nécessaire au bon fonctionnement d’ELECAM et, par voie de conséquence, au renforcement de la démocratie au Cameroun" a ajouté SarkozyMême son de cloche de la part de l'Union europénne dont le président de la commission, José Manuel Barroso a écrit une lettre pour demander que les prochaines élections soient plus crédibles. « je sais l’importance que représentent pour vous les prochaines élections législatives et municipales. Il s’agira, en effet de mettre en oeuvre les reformes nécessaires à un approfondissement du processus démocratique et en particulier, une meilleure identification des électeurs». Barroso a aussi demandé "d'intensifier le rythme des reformes visant un renforcement de l’Etat de droit, telles que la mise en place effective du Conseil constitutionnel et du Sénat, comme prévu par la Constitution de 1996 ».
Malgré tout, jusqu'à ce soir, un petit coup d'oeil sur le site web de la présidence camerounaise permettait de constater que ni les Etats-Unis, ni le Canada, ni la Grande-Bretagne n'avaient encore adressé leurs félicitations au président qui a choisi de confier ce mandat à Dieu. Dans un contexte international hostile aux présidents éternels comme lui.
Mh,KOACI.COM YAOUNDÉ
Source: http://www.koaci.com