Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Sous le Changement, les ministres avaient les mains liées pour former leur cabinet. Sous la Refondation qu’en serait-il ? Du réseau des coquins au "cabinet" le 28 Mai dernier, le leader de la mouvance présidentielle a formé le premier gouvernement de son deuxième mandat. C’est avec cette équipe gouvernementale qu’il va tenter de surmonter les goulots d’étranglement et autres dysfonctionnements qui ont marqué son premier quinquennat. Comment peut-il réussir et impulser une nouvelle dynamique pour un développement endogène quand dans les cabinets ministériels, tout porte à croire que c’est un panier à crabes. C’est là, le défi à relever pour ce mandat, celui de laisser les coudées franches aux princes auprès de l’impérium de choisir leurs collaborateurs.
Sous tous les tropiques, c’est le ministre qui forme son cabinet. L’avantage, c’est que le titulaire du maroquin maîtrise son entourage jusqu’aux serpillières. Mais le revers de la médaille, c’est la mise en ligne d’un réseau de coquins, de prédateurs et de mauvais gestionnaires patentés. Boni Yayi a cru devoir arrêter la saignée en formant des "cabinets taupes". Dans son assertion, c’est un mélange de gens d’horizons politiques divers et de confessions multilatérales. Surtout que les nominations venaient du pavillon stratégique du Palais de la Marina, à un ministre catholique, on arrimait un directeur des ressources financières néo évangéliques ou vis versa.
Apparemment, Boni Yayi a cru lutter contre la corruption. Cependant, il n’a pas pu l’arrêter. Ce qui fait que depuis cinq ans, on est allé d’échecs en déconvenues avec pour boussole, la mauvaise gestion et la dilapidation des fonds publics. La corruption et la mauvaise gouvernance ont pesé lourdement sur le développement et la croissance de notre Nation. L’impunité, réelle ou supposée, avec à la clé, des scandales, a miné la crédibilité des cabinets ministériels censées être les garants de l’application des principes et des lois de l’Etat de droit, dont le Bénin peut se prévaloir.
Mieux, les cabinets de son premier quinquennat n’étaient pas efficaces. Un collaborateur qui ne doit pas sa promotion au ministre, n’a aucune incertitude et désespoirs pour les pistes de la carrière. Cette dernière ne peut être sclérosée, mais au contraire, elle explore l’avenir légendaire sans encombre. Les ordres viennent du Palais et non du ministre. Maintenant que cette expérience a connu ses limites, on se demande s’il faut continuer tout comme si de rien n’était.
En effet, peut-on continuer d’armer d’innocence et de rêve, d’amour et d’espoir pour notre pays avec des cabinets sous contrôle ou des "cabinets taupes" ? Sous la Refondation, il faut changer l’approche du bal masqué des cabinets ministériels. Il ne peut en être autrement, car, il faut éviter que les parachutages qui conduiront le réveil au sommeil. A travers les contradictions et mésententes dans les ministères, il faut laisser les ministres mais respecter les textes pour une bonne gouvernance avec le nouveau gouvernement le métissage des cultures politiques et de gestion doivent viser la rive de l’espérance. C’est à ce prix que nous célébreront le décollage socioéconomique tant attendu depuis Boni YaYi 1er.
Source: http://www.24haubenin.com