Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
La journée de samedi a été encore chaude à Ouagadougou. Les commerçants excédés d’être la cible des militaires lors des casses consécutifs à leur mutinerie l’ont signifié de fort violente manière obligeant les autorités à instaurer un couvre feu sur la ville de Ouagadougou.
Samedi, au lendemain de la casse des magasins et des pillages qui s’en ont suivis, les commerçants sont sortis à leur tour dans la rue. Mains nues, ils ont attaqué et incendié des édifices publics pour interpeller à leur façon l’Etat sur leur sort. Le siège du parti au pouvoir a été incendié. L’assemblée nationale a reçu la horde des commerçants en colère. Vitres cassées, et de nombreux véhicules ont été endommagés. Les manifestations ont également fait un tour à la mairie de la ville de Ouagadougou où on note quelques dégâts mineurs.
Dans la soirée, juste avant le début du couvre feu, des individus tentent de mettre le feu le siège du chef de file de l’opposition à l’aide d’une bonbonne de gaz. Le chargé de communication du chef de file de l’opposition est catégorique. Ce sont les hommes du pouvoir qui sont derrière cette opération.
La situation devient de plus en plus confuse. Car le président de l’assemblée nationale Roch Marc Christian Kabore pense que ces actes de vandalisme ne sauraient être le fait de simples commerçants en colère. Il parle de bandes infiltrées.
Socialement, les Ouagavillois commencent à subir ces assauts répétés des soldats mutins. La plupart des grands magasins ont été mis à sac. Les stations d’essence par précaution ont fermé. Elles aussi ont fait systématiquement l’objet d’approvisionnement gratuit par les militaires à bord de véhicules 4x4 « empruntés » à des particuliers et à certains services. Désormais, le litre d’essence se négocie autour de 1200 FCA auprès de jeunes vendeurs à la sauvette et si la situation ne s’améliore pas, une pénurie est à craindre.
Politiquement, le président du Faso continue le grand nettoyage au sein de la hiérarchie militaire.
Après la nomination d’un nouveau chef d’état major général des armées, il a débarqué tous les autres chefs d’état major. Celui de la gendarmerie, de l’armée de terre et de l’armée de l’air. L’intérim de ces postes a été confié à leur adjoint direct.
Hasanata, Koaci.com Ouagadougou
Source: http://www.koaci.com