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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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BURKINA: La colère des robes noires

ouaga_colere_des_robes_noires.jpgMardi, tout ce qui a de juges, de magistrats, de greffiers et voire d’avocats se retrouveront à Ouagadougou pour une grande réunion.
Cette rencontre extraordinaire a été convoquée après les événements de la nuit du 22 au 23 mars, au cours de laquelle des militaires de trois camps militaires de la ville de Ouagadougou ont pillé la ville en signe de protestation d’un verdict du tribunal de grande instance de Ouaga qui condamnait 5 des leurs entre 12 et 15 mois de prison.
Ces militaires, avant de commettre leur sale besogne ont pris soin de libérer leurs camarades fraichement emprisonnés. Dans leur randonnée nocturne, les militaires en colère ont mis à sac une partie du tribunal de grande instance en signe de représailles.
Les syndicats de magistrats (SAMAB, SBM, SMB) , ceux des greffiers et des agents de la justice ainsi que le syndicats des avocats du Burkina, dans une déclaration commune ont fermement condamné le saccade du tribunal et de la Maison de l’Avocat. Ils n’ont surtout pas aimé l’omission grave de ce fait par le gouvernement dans sa déclaration sur l’événement. La colère des acteurs de la justice est d’autant plus grande que le lendemain de l’expédition punitive des militaires sur la ville, les cinq militaire soient considérés comme libres. Ils dénoncent cet acte et exigent la réintégration immédiate des militaires condamnés en cellule, la réhabilitation du palais de justice et des mesures urgentes pour sécuriser le personnel judiciaires, la sanction des mutins.
Demain, les débats s’annoncent houleux car dans la foulée des événements des 22 et 23 mars , des magistrats qui avait condamné des hommes de tenue dans l’est du pays auraient subies des pressions de la part de la hiérarchie de ses hommes. Ceux-ci (les magistrats ont du quitter la localité pour ne pas subir la pression et surtout pour se mettre à l’abri.
Depuis le 24 mars, les magistrats et le personnel judiciaire a arrêté le travail en attendant la prise en compte de leurs revendications

Hasnata, Koaci.com Ouagadougou
Source: http://www.koaci.com

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