Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le 19 septembre dernier, l’ensemble des partis d’opposition réunis autour du chef de file de l’opposition a réitéré sa position de ne pas participer aux activités du cadre de concertation sur les reformes politiques.
Dans un communiqué publié dans les médias,le chef de file de l’opposition, Me Sankara est revenu sur le fait que les objections que l’opposition a soulevé n’ont pas trouvé de réponses. Il s’agit notamment des missions et des objectifs du CCRP qui ne sont pas clairs selon l’opposition. Nonobstant cela, l’opposition a dénoncé la composition du CCRP dans lequel des partis se réclamant de l’opposition siègent. Une action en justice a été intentée mais le conseil d’Etat n’a pas encore donné suite à sa requête.
Pire le chef de file l’opposition accuse le parti au pouvoir d’user de stratagèmes pour coopter des militants de l’opposition afin que ceux-ci participent à la suite des travaux CCRP : « Mais aujourd’hui, force est de constater que ce même gouvernement manœuvre hypocritement pour copter après coup des responsables de l’opposition, en vue de les faire participer à des assises régionales et nationales sur des conclusions qui, visiblement, ne sont pas allées dans le sens du seul et ultime objectif pour lequel le CCRP a été imaginé, à savoir la révision de l’article 37. »
En principe dans quelques semaines, s’ouvriront les assises régionales puis nationales.
Au cœur des travaux du CCRP, se situe la révision au non de l’article 37.La première phase des travaux a débouché sur une absence de consensus sur ce dossier.
L’opposition politique conduite par le chef de file invite ses sympathisants à ne pas se laisser séduire par les sirènes du pouvoir en place. A ce boycott de l’opposition, on assiste a un autre boycott, plus actif celui-là. Il s’agit de celui d’une bonne partie de la société civile regroupée au sein d’une coalition qui trouve que le CCRP n’a pas sa raison d’être en dehors de la volonté de vouloir réviser la constitution. Cette coalition fait le tour du pays pour sensibiliser les populations sur les enjeux réels qui se cachent derrière cette structure.
Les travaux des assises régionales, treize au total, vont revisiter les conclusions de la commission nationale du CCRP. La question est de savoir si l’article 37 qui n’a pas fait l’objet de consensus sur sa révision peut changer de statut lors des assises régionales ?
Hasanata, KOACI.COM OUAGADOUGOU
Source: http://www.koaci.com