Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les fêtes de fin d'année s'annoncent avec les promesses de moments de joie et de gaité. Mais l'insécurité grandissante qui a repris droit de cité depuis peu créé et entretien la panique sinon la psychose dans le cœur des Béninois, menaçant du coup l'ambiance festive des fêtes de Noël et du nouvel an.
Encore deux semaines, et tous les Béninois seront atteints de la fièvre de fêtes de fin d'année. Les couleurs s'annoncent bien dans toutes nos villes même si la quiétude a déserté les cœurs. Il ne se passe plus un jour où les bandits ne frappent et fort dans l'une des contrées du pays. Cambriolages, vols à mains armées, détournement de mineurs, assassinats… Autant de scènes d'insécurité qui font aujourd'hui la une de la presse nationale. Les faits sont multiples et aucune localité du pays n'y échappe.
Dans les localités du plateau, c'est la vente et le détournement de mineurs qui se trouvent être la nouvelle activité " porteuse " qu'ont trouvée les marginaux pour préparer les fêtes. Dans la région de l'Ouémé, c'est le braquage des motos surtout de marque Honda, type Dream qui est à la mode. Cotonou et l'Atlantique en général sont en proie aux cambriolages et vols à mains armées tant dans les résidences, les boutiques que dans les sociétés. Par exemple le vol de conteneurs au port de Cotonou, l'assassinat d'un gardien la semaine écoulée sur son lieu de travail et celui d'un jeune congolais se promenant dans la nuit. Un peu plus haut dans la région nord du pays, se développe de grands réseaux de coupeurs de route qui sème allègrement la zizanie.
Fort heureusement, tout ceci est bien connu des forces de l'ordre béninoises qui s'activent au temps que faire se peut pour limiter les dégâts. C'est du moins ce qu'il convient de retenir des différents exploits de nos vaillants agents de la police comme de la gendarmerie ces derniers jours. En autres, nous retenons le réseau de vente d'enfants déniché à Sakété alors que ceux-ci s'appétaient pour une nouvelle livraison ; l'interception d'un véhicule braqué à Cotonou par la brigade de gendarmerie d'Ifangni, l'abattement de trois malfrats à Mènontin et La bande de détourneurs de conteneurs et leur receleur appréhendés au port de Cotonou par les éléments de l'Adjudant chef Lucien Dègbo qui a laissé entendre que la période de fin d'année est par excellence une période de prédilection des malfrats. Les hommes en uniformes en sont conscients et leur déclarent déjà la guerre a-t-il laissé entendre. Même son de cloche dans le rang des hauts gradés aussi bien de la police que de la gendarmerie nationale.
A bien y voir, cette lutte ne saurait être exclusivement celle des hommes en uniforme. Le phénomène est d'autant plus que grave car allant de mal en pire au file des années. Policiers et gendarmes jouent certes le rôle qui est le leur mais il faille encore une franche participation des citoyens béninois. Une participation qui relève donc de deux ordres.
Primo, les populations devront être à l'avant-garde en se montrant méfiant le plus que possible. En dépit de la libre circulation qui devrait être de mise dans notre pays, les Béninois doivent eux aussi veiller à leur sécurité en sachant où, comment et quand mettre pieds.
Secundo ; ils doivent s'investir d'une mission de dénonciation et d'alertes sérieux. Il s'agit pour ceux-ci de s'abstenir non seulement du vilain comportement de recel et de caution morale envers ces hors-la-loi, mais également d'alerter les forces de l'ordre publiques en cas de constat d'un fait ou d'une présence suspect. C'est en effet ce qui a payé jeudi dernier au quartier Mènontin où la police à frappé trois malfrats sur quatre alors que ces derniers s'apprêtaient à aller commettre leur sale besogne.
Sékodo, KOACI.COM COTONOU
Source: http://www.koaci.com