Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
La série de pluies observée ces derniers jours sur le littoral du Benin fait d’énorme ravage à Cotonou et envions qui se retrouve une fois encore sous le dictat de l’eau. Ste Rita, quartier populeux au centre de Cotonou ce Vendredi matin. La voie pavée principale qui traverse l’arrondissement est inondée. Les voiture et nombreux Zémidjan (Taxi Moto) pataugent dans cette eau pour s’effrayé un chemin. Les habitants de plusieurs quartiers de Cotonou se sont réveillés, les pieds dans l’eau. Ils sont devenus pour la circonstance des batraciens et devront, pendant un bon moment cohabiter avec une malencontreuse visiteuse. Ces eaux ont une apparence de couleur noirâtre. Les populations continuent d’incriminer les responsables desdites structures chargées des travaux. Celles-ci estiment qu’elles sont envahies par la crue simplement parce que les eaux de ruissellement de la dernière grande saison pluvieuse n’ont pu trouver d’issue pour circuler. « C’est à croire que les collecteurs d’eau à ciel ouvert construits à coup de plusieurs milliards FCFA constituent un danger pour notre quartier », s’indigne un riverain. Il a souligné que ces ouvrages d’assainissement, au lieu de contenir les eaux de ruissellement, les refoulent au contraire dans les maisons. C’est dire que l’opération les 3Ci, Cotonou en campagne contre l’inondation du premier adjoint au maire de Cotonou, Léhady Soglo, a encore du travail à abattre. «Chaque année c’est ce que nous remarquons mais nos autorisées municipales ne font rien » se désole un Zèmidjan.
Au nombre de ces victimes, il faut compter les populations des quartiers Ste Rita, Vèdoko, Vossa , Gbèdjromèdé, Akpakpa et autres les plaintes et lamentations sont grandes. Dans la rue de cyclone toujours à Ste Rita, des habitants portant sur leur dos, quelques objets précieux de leur chambre, par là, d’autres avec leurs enfants dans les bras. Dans les chambres, l’eau règne en maître. La scène n’est pas celle des jours ordinaires de pluie. Rues, cour de maison, chambres, il n’y a nulle place que l’eau a laissé aux habitants. L’eau qui régnait dans les chambres et maisons inquiétait plus d’un quant aux probables infections dont elle pourrait être responsable. « Jamais, nous n’avons connu une telle inondation dans le quartier » déclare d’une voix découragée, un habitant dont la hauteur de l’eau dans sa chambre dépassait 50 cm. A 8h, ce matin, la pluie n’avait toujours pas cessé. Bol en mains, les habitants étaient dépassé par la pression de l’eau qui, du portail jusqu’aux chambres en passant par la cour des maisons, avait la même hauteur. Impossible de renvoyer l’eau des chambres pour la cour. Un vain travail. Une seule solution adoptée : vider les lieux en prenant soins de sauvegarder les objets précieux. En attendant le recul de l’eau.
Sékodo, KOACI COTONOU
Source: http://www.koaci.com