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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Au nom de la vérité

gbagbo serment InvestitureLe recomptage des voix ne devrait pas normalement indisposer l’ambassadeur des Etats-Unis car il est originaire d’un pays où en cas de litige, de conflit ou de contentieux, les citoyens ont toujours la possibilité d’un recours, d’un arbitrage. C’est ainsi que le mardi 4 janvier 2011, l’Amérique a vécu le dénouement du drame de Cornelius Dupree. Ce Noir américain de 51 ans a été disculpé d’un braquage et d’un viol commis en 1979 (sur une Blanche): il a passé 30 ans derrière les barreaux depuis sa condamnation en 1980 pour 75 ans.
C’est un test Adn qui vient de le sauver. Durant trente années, il s’est battu pour prouver son innocence: cela a abouti parce que la justice n’a pas tranché par une fin de  non- recevoir définitive. Pourquoi tous ceux qui veulent sauver Gbagbo de la déchéance refusent-ils la voie royale du recomptage des voix? De quoi ont-ils peur? “
En ce qui concerne le recomptage proposé par Laurent Gbagbo, je me demande pourquoi un recomptage des voix d’une élection qui s’est bien déroulée avec un taux de participation de plus de 80% en présence d’observateurs nationaux et internationaux et certifiée par les Nations unies de manière transparente». C’est en ces termes sans appel que l’ambassadeur des Etats-Unis, Philip Carter III, s’est adressé aux journalistes vendredi dernier. Il est dommage de
constater que dans la crise ivoirienne, même les ambassadeurs parlent sans réserve, sans nuance. Ils ont abandonné le langage diplomatique pour endosser des positions partisanes qui braquent les deux camps: Ouattara se sent fondé à refuser tout dialogue et Gbagbo est dans ses doutes quant à l’impartialité de certains représentants de la communauté internationale.
Analysons à froid la déclaration de l’ambassadeur américain. Pourquoi un recomptage des voix d’une élection qui s’est bien déroulée? L’honnêteté commande de reconnaître que l’élection ne s’est pas bien déroulée. Les preuves de l’intimidation, des exactions, du vote sous la contrainte ont été établies. Non seulement par La majorité présidentielle, mais par des observateurs tant nationaux qu’internationaux.
En dehors de ceux venus d’Europe et du Ndi, du centre américain Carter, les observateurs africains ont produit des témoignages accablants. Malheureusement pour eux, pour l’Afrique et pour la Côte d’Ivoire, ils n’étaient pas assez crédibles aux yeux de Choi, le certificateur transparent.Et pourtant c’est bien l’Onuci qui a exfiltré deux observateurs africains séquestrés par les soldats des Forces nouvelles qui leur reprochaient de vouloir trop bien faire leur travail. Ils ne savaient peut-être par que l’observation consistait à faire semblant. Sinon, les soldats de l’Onuci et la Licorne déployés auraient pu et dû voir les nombreux dysfonctionnements et cas de fraudes ayant motivé des requêtes de la part du candidat Gbagbo.
Au vu des contestations, le moindre mal serait d’aller au recomptage des voix: il va permettre une issue pacifique, sans perte en vie humaine. Le pays est bloqué depuis plus d’un mois. Les médiateurs se succèdent à Abidjan, avec des résultats mitigés. L’option militaire va, à coup sûr, engendrer des effets collatéraux inévitables et agrandir la fracture sociale.
Recompter les voix ne coûtera pas d’argent et ne prendra pas plus d’une semaine. Mieux, la vérité finira par éclater.
La communauté internationale, l’Onu et son certificateur pourront établir, preuves à l’appui, que Ouattara est le grand vainqueur incontestable de l’élection présidentielle.
Gbagbo qui a exigé le recomptage des voix devrait alors reconnaître sa défaite et céder son fauteuil.
Avec élégance ! Pourquoi une sortie de crise si simple à mettre en oeuvre rencontre-t-elle autant de résistance? Le bon sens aurait voulu que l’Onu, la communauté internationale, l’Ua et même Ouattara qui proposent une sortie honorable pour Gbagbo le grandissent avec cette solution moins humiliante. Leur réticence voilée, pour certains, voire leur refus catégorique pour d’autres laissent planer le doute sur la sincérité et la véracité des résultats brandis comme pièces à conviction.
Oui, les zones d’ombre sont nombreuses, M. Philip Carter III. Le taux de participation au second tour ne peut pas atteindre 80%. Au premier tour, nous avons vu l’enthousiasme des électeurs envahissant littéralement les espaces abritant de bureaux de vote: le taux de participation a été fixé à 83%. Le dimanche 28 novembre, les bureaux de vote n’ont pas été pris d’assaut comme au premier tour: ceux qui avaient des yeux pour voir, l’ont vu. Par conséquent, le chiffre de 80% de participation paraît irréaliste. L’ambassadeur des Etats-Unis à Abidjan n’a-t-il pas trouvé curieux que M. Bamba Yacouba, représentant la branche Mjp du Mpci) se retrouve sur le même plateau de télévision à Paris que le président de la Cei, Youssouf Bakayoko (Pdci)?
Même quand tout est arrangé, organisé… il faut savoir faire semblant de donner une autonomie de pensée et d’action aux acteurs coalisés. La trop forte collusion constatée discrédite l’échafaudage savamment construit.
Le recomptage des voix ne devrait pas normalement indisposer l’ambassadeur des Etats-Unis car il est originaire d’un pays où en cas de litige, de conflit ou de contentieux, les citoyens ont toujours la possibilité d’un recours, d’un arbitrage. C’est ainsi que le mardi 4 janvier 2011, l’Amérique a vécu le dénouement du drame de Cornelius Dupree. Ce Noir américain de 51 ans a été disculpé d’un braquage et d’un viol commis en 1979 (sur une Blanche): il a passé 30 ans derrière les barreaux depuis sa condamnation en 1980 pour 75 ans. C’est un test Adn qui vient de le sauver. Durant trente années, il s’est battu pour prouver son innocence: cela a abouti parce que la justice n’a pas tranché par une fin de non- recevoir définitive. Pourquoi tous ceux qui veulent sauver Gbagbo de la déchéance refusent-ils la voie royale du recomptage des voix? De quoi ont-ils peur?

Une fois de plus, la raison du fort semble prendre le pas sur la loi, le droit et les bonnes procédures. C’est ainsi que faute de poser les bonnes questions, on obtient des réponses biaisées sinon volontairement partisanes. Ces dernières semaines, l’Onuci s’est plainte d’une campagne haineuse à son encontre.
Retournant astucieusement une posture partiale insupportable et indéfendable. Lorsque la télévision française Tf1 montre les images de la marche insurrectionnelle du 16 décembre avec des soldats des Forces nouvelles arborant des brassards et des casques bleus de l’Onuci, la logique aurait consisté pour l’arbitre supposé d’émettre une vive protestation pour l’usurpation de ses symboles sans son consentement.
L’Onuci n’a pas protesté. L’opinion ivoirienne et tous ceux qui analysent la situation et les faits sans parti pris sont perturbés, choqués: l’arbitre est devenu belligérant. Que dire de la présence de 850 soldats des Forces nouvelles au Golf, selon les chiffres fournis par Wattao lui-même?
Dans le cadre de la sécurisation des élections, 1500 soldats des Fds se sont rendus dans les zones Cno, 1500 éléments des Fafn sont descendus en zone gouvernementale.
Comment se fait-il que 850 soldats des  Fafn continuent de parader à l’hôtel du Golf? D’où proviennent les armes lourdes dont les Rpg exhibés lors de la marche du 16 décembre? Al’évidence, beaucoup de zones d’ombre méritent d’être clarifiées.

Un  article  de   Fraternité Matin  écrit par  JEAN-BAPTISTE AKROU

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