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La succession de Dominique Strauss-Kahn est largement ouverte depuis sa démission de la direction générale du Fonds monétaire international (Fmi). Candidate de l'Europe, Christine Lagarde part favorite pour remplacer son compatriote à la tête de cette prestigieuse institution financière.
La ministre française de l'Economie est bien partie pour remplacer Dominique Strauss-Kahn à la tête du Fmi. Christine Lagarde figure, en effet, en pole position sur la liste des nombreuses personnalités qui ambitionnent de diriger cette institution financière internationale. Cela, du fait qu'elle bénéficie du soutien de plusieurs pays européens dont l'Allemagne et l'Italie. Avec une Union européenne disposant d'un quota important pour la prétention du poste de directeur général du Fmi, tout laisse croire que l'actuelle locataire de Bercy a toutes les chances dans cette compétition. Cela, même si les circonstances de l'inculpation de DSK ne semblent pas faciliter les choses à la France. D'ailleurs, par rapport à son soutien à Lagarde, l'Elysée compte jouer, cette fois-ci, la carte de la discrétion. Depuis la démission de Dominique Strauss-Kahn, les tractations au sommet se déroulent avec une stricte nécessité de démontrer que son inculpation n'engage point la France. Il s'agit d'une stratégie consistant à mettre en avant le choix de plusieurs pays européens porté sur son ministre de l'Economie. 'Elle est quasiment intronisée comme candidate de l'Union européenne', soutient-on, en marge de la rencontre de sauvetage consacrée à des pays en difficulté. Mieux, à la veille de la démission de DSK de la direction générale du Fmi, le président de l'Ump, Jean François Copé, avait émis le souhait de le remplacer d'urgence.
Il faut dire que l'actuelle ministre française de l'Economie est assise sur un parcours assez solide et difficilement égalable. A la tête de ce ministère stratégique depuis quatre années, cette femme qui se distingue facilement avec sa coupe de cheveux blancs, est une habituée des grandes rencontres financières internationales. Une posture qui lui a permis de s'imprégner des grands dossiers économiques du monde. Particulièrement ceux relatifs au plan de sauvetage de la Grèce, de l'Espagne et du Portugal. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle l'Union européenne a jugé plus rentable d'appuyer sa candidature. Une manière de favoriser la poursuite des engagements financiers du Fmi en faveur des pays membres en difficulté.
Quant aux autorités françaises, elles comptent réserver leur plaidoirie pour le prochain sommet du G-8 de Deauville qui se tiendra les 26 et 27 mai prochains. Cela, d'autant plus qu'une grande offensive en sa faveur se prépare pour convaincre les dirigeants des autres pays sur la pertinence de sa candidature. Il s'agit des pays asiatiques, mais surtout d'autres pays émergents qui trouvent que leur tour est venu de diriger, enfin, cette prestigieuse institution.
Quant à Christine Lagarde, elle compte inscrire son nom sur la liste des personnalités françaises ayant dirigé le Fmi. Il s'agit de Pierre-Paul Schweitzer, de Jacques de Larosière de Champfeu et de Michel Camdessus dont le règne avait coïncidé, en 1997, avec les crises cycliques financières des pays de l'Asie de l'Est.
Abdoul Aziz Agne
Source: http://fr.allafrica.com