Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Les derniers développements de l’actualité politique nationale continuent de faire réagir les citoyens béninois de tout bord. Me Jaques Migan, ancien membre du RMP et aujourd’hui membre de l’ONG JAME s’est prononcé le week-end dernier sur les derniers événements politiques qui ont marqué la vie des Béninois. C’était sur la radio ‘’Bénin Culture’’ où il a mis à nu les incohérences du Changement. Aussi s’est-il prononcé sur les difficultés de l’UN.
Le Changement prôné par le régime de Yayi, selon Jacques Migan, n’est que de la poudre jetée aux yeux des Béninois. Selon lui, ce concept a été agité juste pour tromper la vigilance des Béninois dans la mesure où, sans qu’on ne sache à quoi il a servi, on passe déjà à un autre concept et l’on se demande pour quel résultat. « Où est le Changement dont on parlait depuis 2006 ? En fait rien n’a changé.
Aujourd’hui on parle de refondation mais il faudrait qu’avant qu’on fasse le bilan du Changement » a-t-il expliqué à l’entame de l’émission. Sur la gestion des affaires politiques et publiques, il a été très clair et affirme le caractère dictatorial du régime du Changement et de l’homme qui l’incarne. « Boni Yayi a toujours cherché à tout contrôler. Il contrôle beaucoup d’institution et dernièrement le bureau de l’Assemblée nationale. Cet état de choses ne conduit qu’à la dictature. « Dans la dictature les principes démocratique sont remise en cause et cela s’en ressent sur le développement ».
Par rapport à la situation à l’Assemblée nationale, Jacques Migan est formel sur la position ambiguë qui est celle tenue par la RB au sein de l’UN et qui n’est autre que la défection. Car selon lui, elle ne saurait négocier en son propre nom mais rester dans un cadre bien tracé par les principes de base de l’UN. Ceci selon lui, n’est que l’une des conséquences de la politique de division utilisée par Yayi pour rallier du monde à sa cause. Pour Me Migan, la cour constitutionnelle saisie par l’UN pour ce qui est du concept de majorité/minorité en raison de l’article 15. 2b et la décision jurisprudentielle DCC 09-0002 du 08 Janvier 2009 ne saurait ne pas lui donner raison puisque cela respecte le droit. Pour ce qui est de la réhabilitation de la ville de Porto-Novo, il reconnaît les efforts fait par le régime actuel dans la construction du nouveau siège du Parlement, mais en donne la paternité à Me Adrien Houngbédji qui en a fait un cheval de bataille en son temps.
Il explique par ailleurs que tous les ministères et institutions doivent être transférés dans la capitale comme c’est le cas déjà pour la cour suprême. Selon lui, le nouveau gouvernement est un acte de récompense et a totalement écarté le critère de technocrate.
Mais il affirme ne pas s’attendre pas à autre chose dans un contexte où le président de la république a ‘’prostitué’’ la fonction ministérielle. C’est au regard de tout ceci et en ayant vite compris la pertinence du chaos engendré par le Changement sous la commande de Yayi qu’il déclare avoir tiré sur la sonnette le 31 janvier dernier au musée Honmè de Porto-Novo où sa sortie médiatique était axée sur un vote sanction contre Yayi.
Nicaise. AZOMAHOU
Source: http://www.24haubenin.com