Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Le Mali célèbre ce 22 septembre 2011, le 51ème anniversaire de son accession à l’indépendance. C’est aussi la dernière fête nationale célébrée sous la présidence du Président Amadou Toumani Touré qui est dans le dernier virage pour passer le flambeau à son successeur, le 8 juin 2012. Si l’heure n’est pas au bilan, c’est le lieu de rappeler certains faits marquants. Les reformes constitutionnelles qui s’avèrent difficiles à mettre en œuvre, les élections de 2012, la sécurité dans le Sahel,… retiennent l’attention du Président dans son discours diffusé au Journal télévisé de 20 H.
Pour le Président Touré, « en inscrivant l’homme et son bien-être au cœur de notre projet de société, nous nous sommes engagés résolument à répondre à certains de ses besoins essentiels : l’accès à un toit à travers le programme des logements sociaux, l’accès à la santé avec la longue liste de pathologies ou d’actes médicaux couverts par la gratuité (Traitement du VIH/SIDA, du paludisme chez l’enfant et la femme enceinte, la césarienne, l’opération de la cataracte) ». Puis, selon lui, l’Assurance Maladie Obligatoire, qui est une des plus importantes réformes engagées dans notre pays, depuis l’indépendance. Pour le Chef de l’Etat, le rôle social et protecteur de l’Etat est appelé à se renforcer avec l’Assurance Maladie Obligatoire.
Le Président ATT a félicité le président de l’Assemblée nationale et l’ensemble des députés pour l’adoption du projet de loi portant révision de la constitution. Le peuple souverain sera appelé à se prononcer sur cette révision constitutionnelle dans le cadre d’un référendum. ATT a fait un plaidoyer pour les révisions constitutionnelles qu’il a engagées et qui sont contestées par une partie de la classe politique malienne et de la société civile. Ces reformes de la constitution ne touchent pas à l’article sur le mandat du Président de la République, mais accordent des pouvoirs exorbitants au futur Président et des acteurs politiques ont exprimé leur crainte d’une dérive dictatoriale. Ils ont dit non à cette révision de la constitution. Mais pour ATT « les reformes proposées donneront à notre pays, c’est ma conviction, des institutions adaptées qui fonctionnent harmonieusement, avec des partis politiques aux capacités renforcées et qui demeureront les principaux acteurs de la vie politique ». Les reformes selon ATT ont d’autres avantages : des élections mieux organisées, plus transparentes, moins chères, avec une participation importante des citoyens et des résultats moins contestés, l’amélioration de la qualité de la presse écrite et le respect du pluralisme politique au niveau de l’audiovisuel. Il a souligné que les modifications à la Constitution préconisées, dans le cadre des réformes politiques, n’ont pas vocation à régir les mandats en cours. Elles n’entreront en vigueur qu’après le 08 juin 2012. ATT a également un projet découpage administratif qui se traduira par la création d’un district, de 19 Régions au lieu de 8 actuellement, de 78 cercles à la place des 49 cercles que compte notre pays et, de 348 Arrondissements à la place des 285 existants.
La Justice n’est pas épargné par ces reformes avec la relecture de la carte judiciaire en vue du renouveau de la justice. La réforme, en direction de l'enseignement supérieur et de recherche scientifique prévoit un système axé sur les besoins de l’économie malienne. Le nouveau Programme Emploi Jeunes engrange un financement d’environ 39 Milliards de francs CFA, contre un montant de 18 milliards CFA pour les cinq dernières années.
Le Président s’est réjoui du lancement de la phase opérationnelle du Programme Spécial pour la Paix et le Développement des Régions du Nord du Mali (PSPSDN). Fondé sur le binôme sécurité-développement, le PSPSDN apportera, selon lui des réponses concrètes aux besoins des populations en matière de santé, d’éducation, d’accès à l’eau potable, de soutien à l’activité économique locale. Mais au même moment, la Bande Sahélo-Saharienne fait face à de nouveaux risques sécuritaires liés à la situation en Libye. Selon ATT, « nous devons redoubler de vigilance pour préserver le fragile équilibre dans la bande et renforcer la dynamique de coopération sous-régionale et internationale en cours ».
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