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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Transfèrement ou non à la CPI : Les craintes du gouvernement sur le cas Simone Gbagbo

 

Partira, partira pas ? Le transfèrement de Simone Ehivet Gbagbo, réclamé par la Cour pénale internationale (CPI), est au centre de la réflexion au niveau du gouvernement ivoirien.

 Le président de la République, Alassane Ouattara et son équipe se trouvent, en effet, dans un sérieux dilemme face au cas de l'ancienne première dame. Doivent-ils la livrer à la justice internationale ou la juger en Côte d'Ivoire ? «J'attends la décision de la justice ivoirienne», avait répondu le chef de l’État. «La réflexion se poursuit», a rétorqué de son côté, le ministre de la Justice et des droits de l'Homme, Gnénema Mamadou Coulibaly. Toute chose qui indique l'embarras des autorités ivoiriennes, qui hésitent encore à prendre une décision. Mais, selon un observateur international, qui s'est confié à l'agence IRIN, le tango des gouvernants ivoiriens sur le cas Simone Gbagbo trouve son explication dans un seul fait. «Le gouvernement craint que Mme Gbagbo ne parvienne à entrer en contact avec d'anciens responsables du régime, si elle n'est plus sous son contrôle», croit savoir cet observateur. Qui prêterait ainsi des velléités de déstabilisation du régime Ouattara à l'ancien première Dame, avec l'aide d'autres pontes de la refondation, en exil. De nombreux rapports produits par des experts indépendants travaillant pour le compte de l'ONU, ont noté en effet que les pro-Gbagbo n'ont pas encore abandonné leur projet de renverser, par la force, le pouvoir en place en Côte d'Ivoire. Chose que les partisans de l'ex-chef de l'Etat ivoirien, démentent à cor et à cri. En tout cas, cette intention prêtée à Simone Gbagbo, expliquerait l'hésitation des autorités ivoiriennes à la livrer à la CPI. Faut-il le rappeler, un mandat d'arrêt international avait été délivré, sous scellé, le 29 février 2012, contre l'épouse de l'ancien président ivoirien, accusée de crimes contre l'humanité, notamment des meurtres, des viols et d'autres violences sexuelles, qu'elle aurait commis en Côte d'Ivoire, entre le 16 décembre 2010 et 12 avril 2011. Le 22 novembre 2012, la Chambre préliminaire I de la CPI, a levé les scellés sur le mandat émis contre Simone Gbagbo, faisant d'elle du coup un justiciable potentiel de cette cour, à la condition, cependant, que les autorités ivoiriennes se décident à la transférer à La Haye, tout comme son époux, Laurent Gbagbo qui y séjourne depuis le 30 novembre 2011. La décision de l’État ivoirien est toujours attendue. «Les autorités ont deux options : elles peuvent déférer Simone Gbagbo à la CPI ou contester la recevabilité de l’affaire. Jusqu’à présent, elles n’ont fait ni l’un ni l’autre», a dit M. Singh, de Human Rights Watch (HRW). Ajoutant qu'« elle (Simone) peut très bien être jugée en Côte d’Ivoire, si elle peut y obtenir un procès équitable, et si la CPI estime que les autorités nationales ont la capacité de le faire, mais celles-ci doivent prendre une décision».

 

Panafricain

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