Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Pour cette première sortie au stade Inch'Allah de Koumassi, Affi N'Guessan a indiqué que la réconciliation entre les Ivoiriens est une urgence nationale, trois ans après la crise post-électorale, appelant le gouvernement à en faire sa priorité. Mais, une réconciliation qui, selon lui, doit se faire avec tous les fils et filles de la Côte d'Ivoire.
«La Côte d'Ivoire a besoin de Laurent Gbagbo pour guérir. Car, il est au centre de la Côte d'Ivoire. Tous les Ivoiriens doivent comprendre cela. Tous ceux qui l'ont accusé ont du mal à trouver les preuves. Voilà pourquoi nous devons croire en sa libération prochaine afin que la Côte d'ivoire soit totalement réconciliée » a fait savoir le président du FPI.
Dans sa foulée, l'hôte de Koumassi a également réclamé le dégel des comptes des pro-Gbagbo, la libération de Simone Gbagbo, Blé Goudé, Jean Yves Dibopieu et tous les autres prisonniers. «Si rien n'est fait, nous allons bientôt décréter un jour de ''pleurs'' en Côte d'Ivoire pour nous faire entendre », a-t-il ajouté. Pour Affi qui tenait son premier grand meeting à Abidjan depuis sa mise en liberté provisoire le 5 août 2013, la réconciliation est en panne faute de volonté politique. Voilà pourquoi il met le règlement pacifique de la crise au cœur de son action. «Sans la réconciliation, nous sommes condamnés à la pauvreté, à la misère. C'est pourquoi nous allons au dialogue », a-t-il poursuivi.
Au-delà de la réconciliation, le président du FPI a encouragé les militants à la remobilisation. Il les a disposé à ne plus avoir peur parce que l'heure est à l'espérance. «Ne perdez pas espoir. Soyez confiants. Notre présence ici à Koumassi est un signe annonciateur. L'espérance est en marche. Ceux qui étaient contre nous hier, sont ceux qui nous ouvrent les portes aujourd'hui. Donc restez mobilisés pour les futures batailles. La peur est finie. Nous sommes dans une dynamique nouvelle. La Côte d'Ivoire est en marche vers la liberté, vers le progrès et c'est le FPI qui est porteur de l'espérance», a-t-il confié.
Dans son meeting suivi par un public nombreux, l'ancien Premier ministre de Gbagbo a dévoilé la nouvelle feuille de route de son parti, qui n'est autre que la reconquête du pouvoir d'Etat par la voie démocratique pour faire honneur à tous les militants tombés au champ de bataille. Abordant l'état de santé du président Ouattara, le natif de Bongouanou n'a pas souhaité qu'un malheur arrive a la Côte d'Ivoire parce que le pays a besoin de tous ses fils pour amorcer son développement. Par contre, il a condamné la dictature qui régnait dès la prise du pouvoir de M. Ouattara. Il a ironisé pour dire que «faire la dictature est un métier difficile et que si tu ne sais pas la faire, elle occasionne la maladie », entraînant un délire dans la foule. Après cette première sortie à Koumassi qui s'est déroulé sans heurts, le président du FPI continue sa tournée aujourd'hui samedi à Port-Bouët et Marcory, avant de se rendre dimanche dans les communes de Treichville et Abobo.
Cyrille DJEDJED -L'inter