Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Demain, samedi 20 septembre, le siège provisoire du Fpi (ex-QG de campagne de Laurent Gbagbo) à Abidjan-Attoban abritera à 10h, la cérémonie d’installation de la vice-présidente du Fpi chargée de la coordination des actions pour la libération du président Gbagbo. Le professeur Firmin Krékré, secrétaire général adjoint du Fpi et président du comité d’organisation, parle des enjeux de la cérémonie.
Notre Voie : Pourquoi un comité d’organisation pour la prise de fonction d’un membre du secrétariat général du FPI, alors que les autres qui ont été aussi nommés n’ont pas eu ce privilège ?
Firmin Krékré : D’abord, permettez-moi de remercier le président du parti qui m’a fait honneur en me confiant cette tâche distinguée. Et puis, je dirai que c’est parce que c’est une cérémonie que nous voulons importante. Elle concerne le président Laurent Gbagbo. Et celle qui va s’occuper de la coordination des actions de sa libération aura fort à faire. Le président Gbagbo est un grand homme et tout ce qui se rapporte à lui doit être grand. Il s’agira de prendre date. Pour que, officiellement, l’histoire retienne qu’il y a une vice-présidente du Fpi chargée de la coordination des actions de libération du président Gbagbo.
N.V. : Comment la cérémonie va-t-elle se dérouler ?
F.K. : Tous les militants d’Abidjan doivent particulièrement se mobiliser. Le FPI doit se mobiliser pour être massivement présent à cette cérémonie. Mais en dehors du FPI, nous avons invité des personnalités de tous bords, des amis du président Laurent Gbagbo. Parce que le président Gbagbo transcende le FPI pour les actions qu’il a menées en Côte d’Ivoire et parce que beaucoup le portent dans leur cœur. Les partis politiques, les syndicats, la société civile, les chefs traditionnels ont promis leur présence. Au menu, nous aurons une intervention du président du comité d’organisation, puis celle du doyen Bernard Dadié qui est celui qui avait oint la candidature du président Gbagbo.
Le discours du président du parti, Pascal Affi N’Guessan, qui est l’initiateur de la création de la vice-présidence chargée de la coordination des actions pour la libération du président Gbagbo et président de la cérémonie va donner les orientations et probablement féliciter celle qu’on va installer et lancer un appel à la mobilisation de tous les militants et de tous les démocrates pour obtenir la libération du président Gbagbo. La vice-présidente prendra à la fin la parole certainement pour présenter son cabinet et dire des mots de remerciement.
N.V. : Cette cérémonie se tient au moment où le parti est secoué par une crise. Ne craignez-vous pas que certains militants ne se sentent pas concernés, simplement parce que le président du Fpi en est l’initiateur ?
F.K. : le président Gbagbo est le ciment. Parce que c’est lui qui nous unit, qui nous guide. C’est notre repère et tout individu qui se réclame de lui devrait travailler à l’union. C’est là qu’on verra vraiment ceux qui sont attachés à lui et font de sa libération un vrai objectif. Cette activité transcende tout. Si on comprend le sens de l’action que nous allons entreprendre, on doit poser des actes positifs qui pourraient permettre d’atteindre l’objectif qui est le notre.
N.V. : Certains se disent sceptiques parce qu’ils estiment que le président Pascal Affi N’Guessan n’est pas sincère et qu’il aurait agi sous la contrainte. Que répondez-vous ?
F.K. : Il est aussi sincère de se demander qui est le baromètre de la sincérité au FPI. Parce que sans preuve, juger de la sincérité peut être un préjugé. La suspicion pour moi est un vilain défaut et n’a pas son sens en notre sein si ce n’est rendre service à l’adversaire. C’est bien au contraire une idée bien pensée. Il n’y a pas eu de pression. Certains émettent des inquiétudes, mais nous pensons qu’il faut laisser l’action se faire et on jugera après. Le moment est venu pour qu’on se mette au-dessus de tout ce qui peut nous diviser, pour aller à l’essentiel. Et l’essentiel pour le parti aujourd’hui c’est d’unir nos intelligences et nos énergies pour obtenir la libération du président Gbagbo. Et non persister dans des procès d’intention qui ne nous apportent rien.
N.V. : Certains ont émis des réserves quant à la personnalité qui a été choisie. Il estime qu’elle aura du mal à fédérer les mouvements de la diaspora qui sont sur le terrain depuis 2011. Qu’en pensez-vous ?
F.K. : C’est justement pour cela qu’elle est une coordinatrice. Elle va mettre en place une équipe et innover une méthode de travail. Ce n’est pas elle seule qui va faire le travail. Elle va s’appuyer sur un réseau de bonnes volontés à travers la Côte d’Ivoire et le monde. Aujourd’hui, nous sommes à l’ère d’internet. Le monde est ouvert et elle aura à voyager. Il n’y a donc pas à dire que le FPI devrait prendre quelqu’un hors de la Côte d’ivoire ou une personnalité étrangère. C’est un choix judicieux. C’est un travail d’ensemble qui sera fait. C’est pourquoi le FPI et le président Affi proposent un colloque international sur la question du président Laurent Gbagbo qui réunira plusieurs spécialistes pour nourrir la réflexion et l’action.
N.V. : Mais en Côte d’Ivoire, on aurait pu choisir une personnalité en dehors du FPI pour montrer le caractère national du combat ?
F.K. : La question de la libération du président Laurent Gbagbo est d’abord une affaire du FPI, le parti politique qu’il a fondé. Les autres viennent en appui. L’organisation de la lutte pour la libération du président Gbagbo doit venir du FPI. Même si nous restons ouverts à toutes initiatives. Mme Ago Marthe a été vice-présidente de l’Assemblée nationale.
Elle est bien à sa place. Parce que quoi qu’il en soit il y aura toujours de quoi à dire. Faisons lui confiance et apportons lui le soutien et l’appui que nous pouvons. C’est un appel que je lance à tous ceux qui se réclament du président Gbagbo et qui estiment que sa place n’est pas à la CPI, de se mobiliser et venir massivement à la cérémonie d’installation de la vice-présidente chargée de la coordination des actions pour la libération du président Laurent Gbagbo.