Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
'Union générale des travailleurs de Côte d'Ivoire (Ugtci) a célébré la traditionnelle fête du travail, le mercredi 1er mai 2013, à la Bourse du travail de Treichville.
A cette occasion, les travailleurs venus nombreux ont crié leur colère contre le gouvernement, représenté par Koné Kippéa, directeur de cabinet adjoint du ministre d’État, ministre de l'emploi, des affaires sociales et de la formation professionnelle, Dosso Moussa. Les grognements se faisaient entendre au fond de l’auditorium Adiko Niamkey, où se déroulaient les allocutions.
Le mécontentement des syndicalistes de l'Ugtci est apparu, au terme du discours de Bernard N'doumi, le représentant du Patronat. Sans faux fuyants, l'envoyé de Jean Kakou Diagou a indiqué qu'en ce qui concerne l'application du Smig revalorisé à 60.000 f Cfa, c'est un acquis pour le patronat mais qu'il revient au gouvernement de prendre la décision de son application effective.
Les travailleurs qui attendaient certainement une « bonne nouvelle », de la part du directeur de cabinet adjoint du ministre Dosso Moussa, n'ont pas apprécié les propos de celui-ci, lorsqu'il a indiqué qu'il n'est qu'un simple envoyé. Je vais rendre compte. Sûrement qu'une réponse sera trouvée à ce problème à la Primature où le Premier ministre et le ministre Dosso Moussa attendent les secrétaires généraux des centrales syndicales », a-t-il argué, pour essayer de détendre l'atmosphère. Mais rien n'y fit. Il a fallu l'intervention très vive du maître de cérémonie pour que les travailleurs calment le jeu. C'est par la suite que le directeur de cabinet adjoint a pu terminer son allocution qui invitait les travailleurs à l'espoir, à l'amour, au dialogue et au travail.
Bien avant lui, le secrétaire général de l'Ugtci, Joseph Ebagnerin, a revelé que le 1er mai 2013, se commémorait dans un environnement socio-politique encore marqué par les stigmates de la crise postélectorale. «(...). Le chômage endémique gagne du terrain et touche plus de 40 % de la population active ; Plus de 50 % des Ivoiriens vivent en dessous du seuil critique de la pauvreté ; les prix du carburant, de l'eau et de l'électricité demeurent élevés ; la flambée des prix des denrées de grande consommation n'est pas maîtrisée du fait des spéculations artificielles. En un mot, le niveau de paupérisation des populations, en général, et des travailleurs, en particulier, s'est dégradé », a égrené Ebagnerin Joseph. Pour terminer, il a soumis 10 doléances au gouvernement. Celles-ci portent, entre autres, sur la cherté de la vie, la sécurité des personnes et des biens, la réduction du coût du carburant et l'application effective du Smig revalorisé.