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Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.

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Aujourd’hui à la CPI: Ce que Gbagbo réserve à Ouattara

http://ivoire.telediaspora.net/portail/portail/photo/image/Gbagbo%20CPI%20lunette.jpeg Laurent Gbagbo a attendu, stoïquement, ce jour. Il est arrivé. Ce jeudi 28 avril, le calendrier de l’audience de confirmation des charges prévoit que l’ex-chef d’Etat, soupçonné de crimes contre l’humanité, intervienne en deux tranches : entre 16h 30 et 17h, puis, entre 17h30 et 18h30.

 Son temps d’intervention sera presqu’équitablement partagé avec ses avocats qui feront une déclaration de clôture à l’instar de l’Accusation et du bureau public des victimes. L’ancien chef d’Etat sait qu’il joue une partie serrée, disons, cruciale. L’audience de confirmation des charges qui s’était ouverte le 19 février dernier et qui se referme, aujourd’hui, vise un objectif : déterminer si les éléments de preuve servis par l’accusation sont suffisamment solides pour qu’il y ait procès.

Si son discours associé à la plaidoirie de ses avocats était poignant, la Chambre préliminaire pourrait juger l’ancien président pas digne d’être poursuivi ; la Chambre déciderait, dans un délai de deux mois, qu’il n’y aurait pas de procès et Laurent Gbagbo serait remis en liberté. Ici, le scénario le plus clément, pour l’ancien président et ses partisans. Si, en revanche, la Chambre préliminaire jugeait qu’il y avait des motifs substantiels de croire que Laurent Gbagbo a une responsabilité dans les faits allégués, un procès sera décidé, à l’issue duquel, l’ex-chef d’Etat pourrait passer le restant de ses jours en prison.

Scénario cauchemardesque pour la défense mais fort attendu de la part de l’Accusation et des détracteurs de l’ancien président. Gbagbo n’ignore, alors, pas que la partie est cruciale. Sa ligne d’attaque reste globalement connue : situer les évènements post-électoraux entre décembre 2010 et avril 2011, dans leur contexte, et expliquer comment ces évènements sont le prolongement de la crise armée de septembre 2002.

Dans ce sens, il ne devrait pas ménager Guillaume Soro, les ex-rebelles mais aussi et surtout, son rival d’hier, Alassane Ouattara et l’ex-puissance coloniale, la France et les nations unies. Laurent Gbagbo jettera toutes ses forces dans la…bataille. Il sait que l’audience à la Haye est suivie à travers le site internet de la Cour pénale internationale et qu’au delà des juges, une extraordinaire occasion lui est offerte, de s’adresser à ses partisans, en particulier, au monde, en général. Il utilisera, à fond, deux éléments caractéristiques de sa personnalité : son bagout et sa bonhomie. L’idée sera de faire sensation et tenter de convaincre la Cour qu’il n’est pas le bourreau dépeint à grands traits odieux.

Son vieil ami, le socialiste français, Guy Labertit, qui l’a rencontré peu avant l’ouverture de l’audience de confirmation des charges, s’était confié à Reuters : « Il (Gbagbo) m’a dit: ‘Nous irons jusqu’au bout, c’est un procès politique devant l’Histoire ». Parce que, dans son entendement, « c’est un procès politique », le discours de l’ancien chef d’Etat ne devrait pas notablement varier. Il reviendra sur le fait- déjà martelé par ses avocats- qu’il ne s’est pas déclaré président mais a été proclamé comme tel par le Conseil constitutionnel.

Dans un tableau comparatif avec son adversaire, actuellement à la barre en Côte d’Ivoire, il s’appesantira sur sa proposition de recomptage des voix et le fait pour lui, de ne s’être jamais braqué contre les tentatives de médiation qui avaient fusé, à l’époque. Me Emmanuel Altit, son conseil principal, avait annoncé la couleur, les premiers jours de l’audience de confirmation des charges : « Ce n’est pas lui (Laurent Gbagbo) qui s’est autoproclamé président. Ce n’est pas lui qui a refusé les tentatives de médiation. Nous reviendrons sur tous ces points car ils sont au cœur des présents débats. Ces deux propositions sont les deux piliers sur lesquels repose la pseudo-démonstration du procureur ».

Laurent Gbagbo ne joue pas, cet après-midi, qu’une simple partie. Il joue son destin.

 

Kisselminan COULIBALY

 

Telediaspora

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Thanks, cool post!
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