Le Mouvement d’Intérêts Politiques d’Actions pour l’Afrique (MIPAA) aspire à un mieux être social et pour un développement harmonieux du peuple africain à travers une paix durable. Parole de F.R.
Source : L'Inter : Dernière Mise à jour : 26/06/2010 (Auteur : autres)
Il est arrivé au palais de Justice d’Abidjan à 9h50 hier vendredi 25 juin 2010 pour être entendu par le procureur de la République près le tribunal de première instance d’Abidjan, Raymond Tchimou. Le président de l’Assemblée nationale, Mamadou Koulibaly, s’est effectivement rendu au Tribunal d’Abidjan comme annoncé. Il a été entendu pendant environ 2h10mn par le procureur de la République. A 12h00, lorsqu’il sortait de la salle d’audition, le président de l’Assemblée nationale affichait un sourire et une sérénité qui en dit long sur sa volonté de faire éclater la vérité dans cette affaire de corruption et de fraude à la police nationale. Devant une cohorte de journalistes, M. Koulibaly a affirmé, en présence de M. Tchimou qui l’a accompagné jusqu’au rez-de-chaussée, qu’il était allé répondre à « l’invitation du procureur de la République ». Il a remercié le Procureur Tchimou d’avoir accepté la mission que lui a confié le chef de l’Etat qui selon lui, s’est inscrit dans une dynamique. « Il faut que nous puissions voir clair dans un certain nombre d’affaires. Nous avons discuté avec le Procureur et nous l’avons encouragé à aller au bout de ce processus pour que les Ivoiriens soient tranquilles », a-t-il expliqué. Pour rappel, le président de l’Assemblée nationale avait produit un discours dans lequel il accusait le ministre de l’Intérieur, Désiré Tagro, de corruption et de fraude au concours d’entrée à la police nationale. C’était à l’occasion d’un séminaire sur les 20 ans du multipartisme organisé par la Convention de la société civile de Côte d’Ivoire, à la rotonde de l’Assemblée nationale. Ces accusations avaient amené le chef de l’Etat Laurent Gbagbo à ordonner une enquête judiciaire aux fins de faire la lumière sur cette affaire. Le président de l’Assemblée nationale, à son tour et sur demande des groupes parlementaires Solidarité, PDCI-RDA et UDPCI, a convoqué la conférence des présidents de commissions de l’Assemblée nationale le mardi 29 juin 2010 pour réfléchir sur la mise en place d’une commission d’enquête parlementaire. « Les gens font beaucoup de confusion, ce n’est pas (Mamadou) Koulibaly qui décide de l’enquête parlementaire, j’ai vu n’importe quoi ce matin (25 juin, dans la presse), ce sont les groupes parlementaires », a-t-il précisé.